cherchent à atteindre leurs propres objectifs, sans adopter des
rapport entre la terre et l’eau à l’égard de la dynamique
environnement-économie.
mesures adéquates de coordination et sans établir des
objectifs et des stratégies communes à long terme, préconi-
sant des visions distinctes.
Nouveaux programmes binationaux officiels : Il faut mettre
sur pied de nouveaux programmes binationaux officiels pour
But commun et précis : Il faut se fixer un but commun et
favoriser l’interopérabilité par rapport au cadre institution-
précis, en percevant le bassin des Grands Lacs comme une
nel, en se fondant sur des exemples comme le Réseau de
entité globale, que les gens acceptent de façon collective et
mesure des dépôts atmosphériques et la Stratégie
qui est pertinente au niveau individuel. Il n’est peut-être pas
binationale sur les produits toxiques (Canada et États-Unis,
possible ou pratique de mener à bien une seule vision pour
1997).
les Grands Lacs, en raison de l’importance de cette vaste
ressource pour une grande quantité d’usagers. La difficulté
pour l’avenir sera d’établir un processus ou un forum
Compétences institutionnelles accrues : Il faut pouvoir
compter sur des compétences institutionnelles accrues pour
favorisant le partage de valeurs et la prises de décisions en vue
de protéger et de maintenir les grands avantages naturels qui
coordonner et intégrer les rôles, les responsabilités et la
permettent d’utiliser et d’apprécier cette ressource. Voici une
prise de décisions, de façon à responsabiliser davantage les
question clé qu’il y aurait lieu de se poser : « Comment peut-
différents paliers de gouvernement. Dans l’avenir, l’élabora-
on s’organiser pour adopter une approche fondée sur les
tion de politiques dépendra beaucoup d’une structure
écosystèmes? Č.
d’initiatives mondiales, continentales, nationales et locales
fondées sur toute une gamme de principes, d’outils, de
Intégration accrue : Il faut favoriser une plus grande intégra-
méthodologies et de processus.
tion pour contrer la tendance actuelle de cloisonner à
outrance la science et les politiques, les politiques étant
Réinvestissement majeur dans l’infrastructure scientifique :
souvent élaborées très tard par rapport aux connaissances
Il faut réinvestir dans l’infrastructure scientifique du bassin
scientifiques. Le mandat et les objectifs de l’Accord relatif à la
des Grands Lacs en vue d’améliorer la surveillance, mais
d’abord et avant tout, pour acquérir la capacité de faire des
qualité de l’eau dans les Grands Lacs ne pourront être atteints
qu’après une meilleure intégration des activités, comme dans
prévisions relatives à l’écosystème. Il est actuellement
le cas des décisions stratégiques ayant une incidence sur le
impossible, à la lumière de l’information disponible, de
prendre des décisions éclairées sur des aspects ayant une
incidence sur la qualité de l’eau des Grands Lacs, particuliè-
rement en raison du manque d’intégration de l’information.
Gestion améliorée des données  : Dans le cadre de
L’émergence de nouvelles technologies pourrait mener au
développement de la capacité de faire des prévisions à
l’élaboration des politiques futures, il faut pouvoir
l’égard de l’écosystème, par l’innovation de la surveillance
ininterrompue en temps réel, à l’aide de systèmes intégrés
compter sur des activités améliorées de gestion des
d’observation et de surveillance. L’acquisition de ce type de
données de façon à prendre des décisions informées
capacités serait prometteuse pour les gestionnaires et les
décideurs, qui pourraient ainsi aller au devant des problèmes
et  à  réduire  l’incertitude  du  point  de  vue
et agir de façon réellement proactive. Pour être en mesure de
scientifique.  Un  modèle  de  ce  genre  existe  à
percevoir les nouveaux effets, il faut améliorer grandement
les mécanismes de surveillance, de partage de l’informa-
Statistique  Canada,  dont  le  rôle  singulier  est  de
tion et de prévisions relatives à l’écosystème. Il faut pouvoir
fournir  des  données  de  grande  qualité  et
compter sur l’accès accru aux données, une meilleure
gestion des données pour l’ensemble du bassin et des
d’interpréter  les  données  pour  le  compte  de
évaluations scientifiques binationales, détaillées et applica-
bles à l’ensemble du bassin des Grands Lacs, de façon à
décideurs, tout en préservant la confidentialité de
interpréter et à coordonner la recherche sur les effets,
l’information.  Il  serait  considérablement  utile  de
comprenant une approche écosystémique.
mettre sur pied un organisme binational chargé de
Gestion améliorée des données  : Dans le cadre de l’élabora-
recueillir, de sauvegarder et de gérer l’information
tion des politiques futures, il faut pouvoir compter sur des
activités améliorées de gestion des données de façon à
de  premier  plan  sur  les  Grands  Lacs  en  vue
prendre des décisions informées et à réduire l’incertitude du
d’appuyer  les  politiques  et  les  programmes
point de vue scientifique. Un modèle de ce genre existe à
Statistique Canada, dont le rôle singulier est de fournir des
organisationnels, de même que les activités menées
données de grande qualité et d’interpréter les données pour
dans le cadre de l’Accord relatif à la qualité de l’eau
le compte de décideurs, tout en préservant la confidentialité
de l’information. Il serait considérablement utile de mettre
dans les Grands Lacs.
sur pied un organisme binational chargé de recueillir, de
sauvegarder et de gérer l’information de premier plan sur les
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