Nouveaux produits chimiques
Au cours des dernières décennies, on a
réalisé d’importants progrès en vue de
réduire ou d’éliminer les émissions de
polluants critiques dont il est question
dans l’Accord relatif à la qualité de
l’eau dans les Grands Lacs, ainsi que
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pour réduire leur présence dans
l’écosystème. Bien que ces tendances
soient encourageantes, d’autres
catégories de produits chimiques
deviennent des polluants potentiels
pour le bassin. L’inventaires des
produits et composés chimiques des
États-Unis regroupe environ 80 000
substances, tandis que celui du Canada
en compte 25 000. La majorité de ces
substances n’ont pas encore été
évaluées en termes de risques pour la
santé humaine et pour l’environnement, et elles pourraient se
Nouveaux agresseurs non chimiques
retrouver en très faibles concentrations dans  le milieu et dans
la biote. Il existe actuellement deux principales activités liées
Les principaux agresseurs non chimiques qui ont présente-
à l’identification des nouveaux produits chimiques pertinents
ment un impact sur l’écosystème du bassin des Grands Lacs –
: la tenue d’inventaires des émissions et l’évaluation de
les espèces envahissantes, la variabilité du climat, l’enrichis-
substances à l’aide de modèles fondés sur les Relations
sement en éléments nutritifs, la perte d’habitat et la dynami-
quantitatives entre la structure et l’activité.
que du réseau alimentaire – continueront d’affecter la qualité
de l’eau des Grands Lacs dans l’avenir. La pertinence de ces
Les recherches continues sur la faune aquatique et terrestre
préoccupations courantes met en évidence leur complexité
et la surveillance du milieu ambiant ont été des moyens
et la difficulté, sur le plan scientifique, de les traiter. Par
efficaces de déceler de nouvelles catégories de produits
exemple, la question des espèces envahissantes n’est pas
chimiques dans les Grands Lacs, comme les éthers
nouvelle, mais ce type d’espèces envahissent les Grands Lacs
diphényliques polybromés, les perfluosulfonates et les
plus rapidement depuis quelques années en raison de la
carboxylates, les alcanes et les naphtalènes chlorés, divers
mondialisation et de la vulnérabilité des Grands Lacs face à
produits pharmaceutiques et produits de soins personnels,
ce type d’invasion. Le nombre d’espèces envahissantes
des substances phénoliques et environ 20 types de pesticides
connues s’élève actuellement à 162, mais on s’attend à ce
actuellement utilisés.
que d’autres « surprises Č surviennent tant et aussi long-
temps que des mesures ne seront pas prises à cet égard.
Nouveaux effets
Cependant, le plus important agresseur non chimique est
l’économie, puisque tous les agresseurs découlent de
Dans le passé, la détermination des effets était largement
l’activité économique humaine.
fondée sur la combinaison de l’observation sur place et le
En termes de science des écosystèmes, les plus importants
facteurs à affecter les processus écologiques dans les Grands
Lacs sont au large des côtes, en mer libre. La compréhension
du lien entre les processus physiques, biologiques et
L’inventaires des produits et composés chimiques
chimiques est la clé de la mise en oeuvre d’un processus
des États-Unis regroupe environ 80 000 substances,
décisionnel scientifique, en vue d’atteindre des objectifs de
gestion à long terme pour des systèmes complexes de
tandis que celui du Canada en compte 25 000. La
grande envergure. L’une des plus grandes difficultés porte
majorité  de  ces  substances  n’ont  pas  encore  été
sur les limites imposées par les structures organisationnelles
actuelles à l’égard de la mise en oeuvre de l’Accord relatif à la
évaluées  en  termes  de  risques  pour  la  santé
qualité de l’eau dans les Grands Lacs, ainsi que sur la mise en
humaine  et  pour  l’environnement,  et  elles
œuvre d’une fonction intégrée de gestion et de supervision
sur la base des objectifs de l’Accord.
pourraient  se  retrouver  en  très  faibles
concentrations dans  le milieu et dans la biote.
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