Table 1
Prédictions pour la région des Grands Lacs
Modèle du Hadley Centre
Modèle canadien
o
o
Variation de la température d’ici 2030
+1,2 C (lac Supérieur)
+2,0 C (lac Supérieur)
o
o
Variation de la température d’ici 2090
+2,9 C (lac Supérieur)
+5,4 C (lac Supérieur)
Précipitations – été
Légère diminution
Diminution de 0 à 20 %
Précipitations - hiver
Légère augmentation
Augmentation de 0 à 20 %
Précipitations annuelles
Augmentation
Augmentation
Écoulement
Augmentation  de 1 à 10 %
Diminution de 10 à 12 %
Humidité du sol
Augmentation
Diminution de 20 à 40 %
Évaporation
Légère augmentation
Augmentation
Frederick et Gleick, GCSI et le Service météorologique du Canada, 1999;
Legates 2000; 1995 Lofgren et al 2002b)
température minimale quotidienne prévue et la température
Au cours de la comparaison entre le modèle Hadley et le
enregistrée. Le modèle Hadley prédisait des températures
modèle canadien, on a également fait des essais pour évaluer
plus chaudes en hiver et au début du printemps, mais il n’a
la capacité des modèles à simuler les climats antérieurs et
pas permis de prédire une plage de température quotidienne
actuels. La National Oceanic and Atmospheric Administration
maximale et minimale adéquate en été. Cependant, l’écart
et le Great Lakes Environmental Research Laboratory ont
enregistré par le modèle Hadley était normalement de moins
mené des essais pour la période de référence s’échelonnant
de trois degrés Celcius.
de 1961 à 1990 et ont comparé les résultats en rapport aux
températures moyennes observées. Le modèle canadien avait
Les tendances relatives aux précipitations ont également fait
grandement tendance à prédire des températures plus
l’objet de prévisions pour la période de 1961 à 1990. Le
froides durant l’hiver et le printemps et plus chaudes à l’été
modèle Hadley a présenté de meilleurs résultats en terme de
et à l’automne pour le secteur des Grands Lacs. En outre, il y
prévision des précipitations du début de l’été à la fin de
avait un écart de jusqu’à cinq degrés Celcius entre la
l’automne, mais il a surestimé les précipitations à la fin de
l’hiver et au printemps, et sous-estimé les précipitations pour
la fin de l’été et le début de l’hiver. Les prévisions du modèle
canadien pour l’été étaient largement supérieures aux
valeurs observées, et les précipitations prévues pour
l’automne et le début de l’hiver était légèrement inférieures
aux valeurs observées. Dans l’ensemble, le modèle Hadley
donne un aperçu plus précis des moyennes de précipitations
observées.
Les essais ont démontré qu’aucun des modèles n’est en
mesure de prédire avec exactitude les températures moyen-
nes ou les précipitations. Cependant, les différences entre
les modèles pourraient expliquer les diverses tendances. Le
modèle Hadley comportait un écart moindre dans l’ensem-
ble, ce qui pourrait être dž à la représentation brute des
Grands Lacs dans le modèle. En effet, celui-ci comporte trois
mailles de grille représentant les Grands Lacs, tandis que le
modèle canadien n’en comporte aucune (Croley et
Luukkonen, 2002).  L’absence des Grands Lacs du modèle
canadien, et la représentation de la superficie des Grands
Lacs comme surface terrestre continue, pourraient expliquer
que le modèle prédise plus de précipitations de convection à
Figure 1
l’été et ne tienne pas compte des répercussions des précipi-
Comparaison entre les précipitations actuelles et les projec-
tations d’effet de lac en hiver (Lofgren et al., 2002a).  On
tions futures du modèle Hadley et du modèle canadien
proteste cependant qu’il ne peut pas s’agir de la seule raison
(Adams et Gleick, 2000)
expliquant les différences en matière de prévisions, puisque
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