fin, notamment : 1. les mesures hebdomadaires du dépôt
humide de mercure à 21 sites du Mercury Deposition
En  réponse  aux  conseils  formulés  par  différentes
Network (réseau de mesure du dépôt de mercure) relevées
pour l’ensemble ou une partie de 1996 ou toute cette année;
parties  et,  entre  autres,  aux  recommandations
2. les mesures des concentrations ambiantes et du dépôt
émises par la CMI dans son Dixième rapport biennal
humide par épisode à plusieurs sites de la région des Grands
Lacs (Hoyer, 1995; Keeler, 2001); 3. les mesures des
sur la qualité de l’eau dans les Grands Lacs, on a
concentrations ambiantes et du dépôt humide par épisode
accru les capacités de mesure du mercure à plusieurs
près du lac Champlain, dans l’État de New York (Burke et al.,
1995); 4. les mesures des concentrations ambiantes et/ou de
1.6
stations  du  Réseau  de  mesure  des  dépôts
dépôt humide à plusieurs sites au Canada (Kellerhals et al.,
atmosphériques binational.
2000; Beauchamp et al., 1997; Poissant et Pilote, 1998);
5. les mesures des concentrations ambiantes et du dépôt
humide à plusieurs sites des États du centre du littoral
atlantique (Mason et al., 1997ab).
On présente également l’estimation, d’après les mesures
effectuées dans le cadre de l’étude du bilan massique du lac
En réponse aux conseils formulés par différentes parties et,
Michigan, du dépôt net de Hg0 . Il s’agit en fait d’une fuite
entre autres, aux recommandations émises par la CMI dans
nette de (453 ± 144) kg/an à partir du lac; celle-ci est donc
son Dixième rapport biennal sur la qualité de l’eau dans les
indiquée par une valeur négative, contrairement aux autres
Grands Lacs, on a accru les capacités de mesure du mercure
valeurs, qui correspondent à un dépôt dans le lac à partir de
à plusieurs stations du Réseau de mesure des dépôts
l’atmosphère. Comme on l’a mentionné déjà, cette quantité
atmosphériques binational. En Ontario, les stations principa-
n’a pas été estimée dans le cadre de l’étude par modèle.
les de Point Petre et de l’île Burnt ainsi que la station satellite
Aucune comparaison n’est donc possible.
de Egbert mesurent le mercure gazeux total depuis au moins
avril 1998, et le mercure présent dans les précipitations
On ne pouvait s’attendre à ce que les deux ensembles de
depuis au moins novembre 2001. La spéciation du mercure
valeurs estimées concordent parfaitement puisque les
gazeux réactif et du mercure particulaire total est actuelle-
résultats de la modélisation ont été calculés pour 1996,
ment à l’étude à Point Petre. On attend le financement requis
tandis que les mesures effectuées dans le cadre du l’étude du
pour appliquer divers plans visant à appuyer le relevé de
bilan massique du lac Michigan ont été relevées en 1994-
mesures du mercure à différentes stations du Réseau de
1995. Il ne fait pas de doute que les conditions météorologi-
mesure des dépôts atmosphériques aux États-Unis.
ques et les quantités de précipitations n’ont pas été identi-
ques pendant ces deux périodes; fait encore plus important,
Les deux pays participent à la Lake Ontario Atmospheric
les émissions de mercure ont probablement connu des
Deposition Study (LOADS) — l’étude des retombées
variations considérables entre-temps. Par exemple, pour la
atmosphériques dans le lac Ontario —, dans le cadre de
période 1994-1996, les émissions en provenance des
laquelle des échantillons de mercure sont prélevés à
incinérateurs de déchets médicaux ont beaucoup diminué (à
Sterling, Potsdam et Stockton, dans l’État de New York, ainsi
cause de la fermeture de bien des installations de ce type),
qu’à la station de Point Petre. La collecte d’échantillons de
tout comme celles produites par les incinérateurs de déchets
mercure à partir de bateaux fait également partie de cette
municipaux (à cause de fermetures, de modernisations ainsi
étude.
que de changements dans la composition du flux des
déchets). Qui plus est, l’étude par modèle ne prenait pas en
Compte tenu des incertitudes associées à l’inventaire ainsi
compte les apports en provenance de sources à l’extérieur
que de l’état actuel des connaissances sur le comportement
du Canada et des États-Unis, non plus que la contribution
du mercure dans l’atmosphère, sans oublier certaines limites
des émissions d’origine naturelle. Pour toutes ces raisons, on
de la présente analyse par modélisation (p. ex. le fait que les
pouvait présumer que les prédictions du modèle seraient
sources situées ailleurs qu’au Canada et aux États-Unis aient
inférieures au dépôt estimé à partir des mesures. Quoi qu’il
été négligées, et que l’on ne sache rien des fluctuations des
en soit, il est encourageant de voir que, globalement, les
émissions dans le temps), on ne s’attend pas à ce que le
valeurs de dépôt calculées par modélisation sont du même
modèle fournisse des résultats exactement appariés à toutes
ordre de grandeur que les estimations dérivées des mesures,
les mesures mentionnées ci-dessus ou à certaines d’entre
et que les prédictions du modèle sont effectivement en deçà
elles. Cependant, les comparaisons initiales établies entre
des valeurs estimées d’après les mesures.
plusieurs de ces mesures et les valeurs de sortie du modèle
révèlent un degré de concordance encourageant; on en
Autres évaluations du modèle en cours
rendra compte de façon détaillée dans de futures publica-
tions.
Une évaluation détaillée de la modélisation du mercure avec
l’aide de NOAA-HYSPLIT est en cours : on procède à une
comparaison minutieuse des valeurs de sortie, ou prédic-
tions, du modèle avec les mesures dont on dispose sur le
mercure présent dans l’environnement en 1999. Il existe
plusieurs ensembles de données qui pourraient servir à cette
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