1.5
LE GROUPE DE TRAVAIL SUR LE MERCURE DU CONSEIL CONSULTATIF INTERNATIONAL
SUR LA QUALITÉ DE L’AIR / ATELIER SUR LE MERCURE ATMOSPHÉRIQUE : SCIENCE ET POLITIQUE,
COMMISSION DE COOPÉRATION ENVIRONNEMENTALE – RESEARCH TRIANGLE PARK
(CAROLINE DU NORD), DÉCEMBRE 2001
1.5.2
Sources
1.5.1
Introduction
1.4
L
Même si on n’a pas observé de fluctuations importantes
e CCIQA et le Groupe de travail sur le mercure de la
1.5
des inventaires des émissions de mercure à l’échelle
Gestion rationnelle des produits chimiques de la
mondiale au cours des dernières années, on a constaté des
Commission de coopération environnementale ont
changements pour ce qui est des principales sources et de
parrainé en collaboration deux ateliers sur le mercure dans
leur position géographique.
les dernières années. Le premier, qui faisait le tour de l’état
des connaissances scientifiques sur le mercure, s’est tenu à
Les inventaires mondiaux de Pacyna et Pacyna (figure 2) ne
Las Vegas (Nevada) en octobre 1998. L’atelier à réuni des
semblent révéler aucun changement pour ce qui de la quantité
scientifiques des États-Unis, du Canada et du Mexique qui se
totale de mercure de sources anthropiques rejetée dans
sont penchés sur les émissions, l’air ambiant et les dépôts en
l’atmosphère, qui a été estimée à 2 000 tonnes par année à
relation avec les diverses formes de mercure ainsi que sur les
l’échelle mondiale entre 1990 et 1995. En 1995, les émissions
conséquences pour la santé des êtres humaines et des
européennes et nord-américaines ont diminué, alors que les
écosystèmes. Les participants ont recommandé l’améliora-
émissions asiatiques ont augmenté de plus de 25 %, ce qui
tion des mesures du mercure aux sources et dans les
serait apparemment dž dans une grande mesure à la combus-
écosystèmes, des modèles atmosphériques et des communi-
tion accrue de charbon en Chine.
cations entre le milieu scientifique et les responsables
politiques en ce qui concerne la planification et l’obtention
Même si les sources naturelles jouent nettement un rôle, qui est
de réductions additionnelles des émissions anthropiques.
toutefois imprécis, les sources anthropiques continueront
d’être responsables de la majeure partie des émissions
En vue de répondre à ces besoins, d’éminents scientifiques
totales. Il faut donc continuer énergiquement de réduire
et les responsables politiques des États-Unis, du Canada et
les émissions de mercure d’origine anthropique.
du Mexique se sont réunis au Research Triangle Park
(Caroline du Nord) en décembre 2001 pour un atelier sur les
Les inventaires des émissions, particulièrement sur le plan
aspects scientifiques et politiques liés au mercure atmosphé-
de l’étendue et de l’assurance de la qualité des données
rique.
recueillies, semblent manquer de portée ainsi que de
rigueur et de transparence.
Les participants à l’atelier ont passé en revue les estimations
des émissions de mercure à l’échelle mondiale et dans les
trois pays ainsi que les activités de surveillance continentale,
1.5.3
Transport et dépôt
y compris les dépôts humides, les concentrations dans l’air
ambiant et les estimations connexes des dépôts secs.
Il est évident que des recherches plus approfondies
L’utilisation de ces données dans des modèles de transport
s’imposent afin de mieux comprendre la cinétiques
atmosphérique du mercure à l’échelle mondiale, continen-
atmosphérique complexe et la chimie du mercure, les
tale et régionale a été examinée, et la nécessité de caractéri-
interactions avec les autres polluants et espèces et l’impact
ser rigoureusement les sources naturelles de mercure a été
ultérieur sur les processus de transport et de dépôt.
mise en relief.
Une approche écosystémique / fondée sur le un bilan
Les participants ont constaté la faible mais néanmoins
massique est nécessaire pour repérer les sources et suivre
importante contribution anthropique mondiale aux charges
le déplacement du mercure à l’intérieur de l’écosystème, y
de mercure qu’on retrouve en Amérique du Nord et ont de
compris son entrée et sa concentration ultérieure dans le
nouveau souligné la nécessité de mener des études couran-
réseau trophique.
tes et spécialisées plus poussées sur les sources, les concen-
trations dans l’air ambiant et les mesures des dépôts secs et
humides.
1.5.4
Surveillance
La réunion a amené le CCIQA et le Groupe de travail sur le
L’établissement de sites de surveillance de base, oť on
mercure de la Gestion rationnelle des produits chimiques de
prendra des mesures des concentrations de toutes les
la Commission de coopération environnementale à faire des
espèces chimiques pertinentes à toutes les phases perti-
observations et à formuler des recommandations touchant
nentes, une couverture spatiale complète, l’uniformisation
plusieurs domaines.
accrue des protocoles d’échantillonnage et d’analyse ainsi
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