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Dans les coulisses des études sur le lac Champlain et la rivière Richelieu

IJC admin | 2018/02/16

Par Randi Morry, CMI

 


La Commission mixte internationale (CMI) est présente dans le bassin du lac Champlain et de la rivière Richelieu. Elle y réalise des études sur deux grands enjeux : les crues et la qualité de l’eau. Voilà de quoi réjouir les riverains qui ont subi les effets catastrophiques des inondations de 2011. Par ailleurs, les efflorescences algales nuisibles dans le lac Champlain, la baie Missisquoi et le lac Memphrémagog continuent de retenir l’attention.

Au cours des cinq prochaines années, le Groupe d’étude international du lac Champlain et de la rivière Richelieu évaluera les causes et les répercussions des crues passées du lac Champlain et de la rivière Richelieu, et déterminera les mesures pouvant être prises pour les atténuer et les gérer. À l’issue d’un examen distinct d’une durée de deux ans, la CMI formulera des recommandations pour renforcer la lutte contre les concentrations élevées de phosphore et les efflorescences algales nuisibles dans la baie Missisquoi, le lac Champlain, la rivière Richelieu et le lac Memphrémagog. L’examen fait suite à une demande reçue en 2017 de la part des gouvernements du Canada et des États-Unis.

Des études qui se complètent

Il existe des liens entre l’étude des crues dans le bassin du lac Champlain et de la rivière Richelieu et l’examen de la qualité de l’eau touchant la baie Missisquoi, le lac Champlain et la partie visée de la rivière Richelieu. Par exemple, les modèles hydrologiques (représentations du cycle hydrologique et dynamique du mouvement) qu’on élabore dans l’étude des crues pourraient permettre de mieux comprendre la façon dont les nutriments sont transférés des terres vers les eaux et la façon dont l’eau circule et transporte les nutriments des baies protégées du lac Champlain, comme la baie Missisquoi, à la rivière Richelieu.

En outre, les mesures recommandées d’atténuation et de gestion des crues, notamment la restauration des plaines inondables et des zones humides et l’amélioration des pratiques agricoles, peuvent influer sur les charges de nutriments dans les affluents et sur leurs concentrations dans les eaux réceptrices.

Dans les deux cas, la CMI s’est engagée à faire participer le public, à solliciter les commentaires, au moyen de journées portes ouvertes et de consultations en ligne sur les rapports provisoires, et à donner accès en ligne aux renseignements sur les activités et produits des études. En plus de travailler en étroite collaboration avec divers ordres de gouvernement des deux côtés de la frontière, la CMI tiendra compte du travail effectué par les principaux organismes de bassin, notamment l’Organisme du bassin versant de la baie Missisquoi, le Lake Champlain Basin Program, la Memphrémagog Conservation Inc. et la Memphremagog Watershed Association. Dans le cadre des efforts de mobilisation de la CMI, le dialogue se poursuit avec les collectivités autochtones de la région. Voyons maintenant ce que nous pourrions apprendre de ces études.

Crues dans le bassin du lac Champlain et de la rivière Richelieu

Outre les mesures qui seront recommandées pour réduire les crues, la mise en place d’un système binational de cartographie visant à prévoir les crues en temps réel constituera l’un des résultats les plus importants de l’étude. Cet outil aidera les décideurs à mieux comprendre les répercussions qu’auront les mesures d’atténuation sur l’environnement, les personnes, les infrastructures et l’économie locale. Les travaux comprendront aussi l’étude des perspectives sociales et politiques des collectivités touchées, afin de mieux comprendre les répercussions des mesures d’atténuation proposées sur ces collectivités.

En 2021, le groupe d’étude binational présentera un rapport final à la CMI. Visitez la page Web du Groupe d’étude international du lac Champlain et de la rivière Richelieu pour vous inscrire aux mises à jour des travaux.

Examen de la qualité de l’eau dans les lacs Champlain et Memphrémagog

Le lac Champlain et le lac Memphrémagog se jettent tous deux dans le fleuve Saint-Laurent, mais ils ont des bassins versants distincts. En raison des différences qui les séparent, la CMI divisera l’examen en deux projets distincts :

  1. À l’égard de la baie Missisquoi et de l’ensemble du réseau hydrographique du lac Champlain et de la rivière Richelieu, la CMI recueillera des renseignements sur les programmes et les mesures de surveillance existants, et les examinera. Elle formulera ensuite des recommandations sur la façon de renforcer les efforts collectifs et d’accélérer les progrès.
  2. À l’égard du bassin du lac Memphrémagog, la CMI tiendra un forum scientifique binational, en 2019, afin de mieux déterminer les apports de nutriments qui sont source d’inquiétude, avant de faire des recommandations sur la façon dont les efforts peuvent être renforcés, y compris les modes de gestion.

Les rapports définitifs de l’examen de la qualité de l’eau seront présentés aux gouvernements du Canada et des États-Unis en 2019.

L’illustration qui suit montre le travail de la CMI dans le réseau hydrographique du lac Champlain et de la rivière Richelieu.

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Randi Morry est conseillère en communications au sein du bureau de la Section canadienne de la CMI, lequel est situé à Ottawa, en Ontario.

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