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‘A River Film’ décrit la beauté de la vallée de l’Okana(o)gan et ce qui en fait sa complexité

IJC admin | 2017/11/22

Par Anna Warwick Sears, Conseil international de contrôle du lac Osoyoos



 Affiche publicitaire du documentaire. Mention de source : Ascent FilmsLa file du cinéma Oliver Theatre se prolongeait jusqu’au coin de la rue pour la première du documentaire « A River Film » à Oliver, en Colombie‑Britannique.

Ascent Films a produit et réalisé ce nouveau documentaire pour le compte du Département de l’Écologie de l’État de Washington, documentaire qui a été financé par l’Initiative internationale sur les bassins hydrographiques de la Commission mixte internationale (CMI) et l’Okanagan Basin Water Board (OBWB), qui a fourni un soutien local.

Le documentaire de 40 minutes traite de nombreuses questions interreliées sur la gestion des débits de ce bassin hydrographique en climat semi‑aride. Que ce soit à propos de la régulation des débits, des poissons, de l’exploitation agriculture ou de l’utilisation de l’eau à des fins domestiques ou récréatives, les collectivités situées des deux côtés de la frontière Canada-États‑Unis partagent les mêmes besoins et les mêmes préoccupations.

Al Josephy, qui a lancé le projet pour le Département de l’Écologie, souligne qu’on a volontairement misé sur un titre simple parce que le documentaire porte sur des problèmes communs à l’ouest de l’Amérique du Nord.

« Nous vivons tous à proximité d’un cours d’eau », dit‑il. « Ce film concerne l’Okanagan, mais les problèmes touchent les cours d’eau Salmon, Fraser, Deschutes, Wenatchee et San Juan. En fait, il en est de même pour tous les cours d’eau et les personnes qui vivent à proximité et qui en tirent profit. »

M. Josephy a pris la décision de tourner le documentaire après avoir entendu le commissaire Rich Moy de la section américaine de la CMI émettre le commentaire suivant : « C’est précisément dans ce bassin hydrographique que tout arrive. Vous devez raconter cette histoire. »

 File de personnes pour la première du documentaire à Oliver. Mention de source : Ascent Films
File de personnes pour la première du documentaire à Oliver. Mention de source : Ascent Films

Le documentaire a certainement touché une corde sensible, puisque tous les billets se sont vendus et 300 personnes se sont déplacées un soir bruineux d’octobre au Oliver Theatre. La semaine précédente, la première projection devant un auditoire restreint composé du Conseil international de contrôle du lac Osoyoos a suscité un intérêt considérable dans les médias locaux. Parmi l’assistance, les personnes sont venues d’aussi loin que Tonasket, dans l’État de Washington, à 64 km (40 miles) au sud, et Lake Country, en Colombie‑Britannique, à 125 km (78 miles) au nord.  

Ces personnes savent qu’elles ont en commun cette rivière, et elles y sont très attachées. Après la projection, les 300 personnes de l’assistance sont restées pour la séance de questions de 45 minutes avec Jiri Bakala, le réalisateur, et le Dr Anna Warwick Sears, la directrice générale de l’OBWB.

Le bassin hydrographique de l’Okanagan est traditionnellement le territoire du peuple Syilx, qui comprend la Nation Okanagan du Canada et les Confederated Tribes of the Colville Reservation. Les travaux réalisés pour rétablir les stocks de saumon destinés à la pêche et leur point de vue fondé sur les racines profondes de leur histoire en tant que peuple du saumon sont des thèmes inspirants qui  reviennent à plusieurs reprises au cours du film.  

Dans le documentaire, les 17 femmes et hommes interviewés, issus de divers milieux et ayant différents intérêts, ont exprimé le même amour et respect de l’eau que le peuple Syilx. Cet amour et ce respect de l’eau ont aussi été magnifiquement mis en image dans les prises de vue, qui se sont succédé au gré des quatre saisons. Personne ne tient l’eau pour acquise, peut-être en raison du climat semi‑aride et des frictions possibles, et les personnes interviewées dans le film ont fait valoir qu’il était plus que nécessaire de collaborer pour protéger les lacs et rivières de la région.

Le Département de l’Écologie travaille avec la CMI et le réalisateur pour distribuer « A River Film ».. Bon nombre de groupes communautaires souhaitent avoir une projection locale. Le documentaire sera diffusé en ligne en 2018. Les parties intéressées doivent contacter M. Bakala à ascentfilms.com.

Anna Warwick Sears, Ph. D., est membre de la section canadienne du Conseil international de contrôle du lac Osoyoos et directrice générale de l’Okanagan Basin Water Board à Kelowna, en Colombie‑Britannique.

 Photo tirée du film. Mention de source : Ascent Films
Photo tirée du film. Mention de source : Ascent Films

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