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Le public s’inquiète du développement et de l’intervention dans le bassin versant du lac Champlain et de la rivière Richelieu

IJC admin | 2017/08/14

Par Kevin Bunch, CMI

 

 

Depuis la tenue de sa première réunion en janvier, le Groupe d’étude international du lac Champlain et de la rivière Richelieu a élaboré la version provisoire du plan de travail pour examiner les facteurs liés aux inondations dans le bassin versant – notamment les inondations de 2011 – et pour déterminer quelles sont les étapes et les mesures à prendre par les collectivités pour atténuer les risques à l’avenir. Le mandat du Groupe d’étude comprend la participation du public, et les membres se sont réunis à l’occasion de trois réunions du 11 au 13 juillet dans le Vermont, au Québec et dans l’état de New York, pour sonder les préoccupations des collectivités et recueillir leurs commentaires sur la version provisoire du plan de travail.

Le Groupe d’étude est tenu de soumettre le plan à la Commission d’ici le 2 octobre, signale Keith Robinson, coprésident américain de l’étude. Les commentaires recueillis lors des audiences de juillet – et ceux obtenus lors de ParticipateIJC.org avant le délai du 28 juillet – serviront à mettre la dernière main au plan de travail avant sa présentation aux commissaires.

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Le Groupe d’étude international du lac Champlain et de la rivière Richelieu écoute les commentaires des participants au cours d’une réunion publique à Plattsburgh, dans l’état de New York. Mention de source :
CMI.

Certains résidents de Burlington, au Vermont, se sont dit préoccupés de l’utilisation des structures aménagées (barrages à déversoir, barrages, vannes et digues) ainsi que des travaux de dragage comme moyens de réduire les inondations, en faisant valoir qu’il est plus avisé d’aménager à l’extérieur des plaines inondables et d’éviter potentiellement des dommages à la partie naturelle du lac situé dans le Vermont. D’autres suggèrent de permettre à un plus grand volume d’eau de s’écouler dans le canal Chambly pour décroître les inondations en amont, bien que cela puisse simplement déplacer les problèmes liés aux inondations en aval, dans la rivière Richelieu.

Harm Sloterdijk, membre du conseil consultatif public du groupe d’étude, a suggéré d’observer les directives proposées par la Hollande dans ses propres mesures de gestion des inondations, en utilisant des moyens structurels pour gérer les inondations et en construisant ces ouvrages loin des centres urbains, tout en réduisant l’aménagement dans les plaines inondables, en créant des milieux humides de protection et en établissant des liens avec des agriculteurs qui consentent à s’adapter aux risques associés aux inondations.

À Saint-Jean-sur-Richelieu, au Québec, et à Plattsburgh, dans l’état de New York, plusieurs participants se sont dits préoccupés de la qualité de l’eau, une question qui déborde le mandat du groupe d’étude. Néanmoins, Robinson souligne que les inondations ont des incidences sur la qualité de l’eau qui pourrait, souhaite‑t‑il, s’améliorer si les crues diminuaient.

D’autres participants se sont plaints des pertes de leurs propriétés à Plattsburgh (endommagées ou détruites par les inondations) qui n’ont pas été comptabilisées par la Federal Emergency Management Agency (FEMA) (Agence fédérale des situations d’urgence) des États‑Unis, sur le côté américain du lac, ce qui a suscité une discussion concernant l’établissement d’une carte de participation pouvant être utilisée par la population locale pour repérer les endroits et les types de dommage, ainsi que les coûts associés.

« En 2011, nous avons été nombreux à perdre des propriétés, et les coûts ont pu atteindre de 8 à 20 000 $ pour les remplacer », a mentionné un participant de Plattsburgh, Sydney Garrant. Ces chiffres n’ont pas été pris en compte dans les valeurs présentées par la FEMA des États‑Unis, et nous souhaitons simplement vous informer de ce qui est arrivé, et je suis convaincu que cela s’est produit partout le long du lac. »

Le groupe d’étude s’est rencontré depuis janvier dans le cadre de son mandat quinquennal pour examiner les causes des inondations dans le bassin du lac Champlain et de la rivière Richelieu. Cette analyse comprend l’examen de données historiques sur les inondations et des prévisions sur les prochaines crues en utilisant des modèles climatiques, selon Lesley‑Ann Dupigny‑Giroux, coprésidente américaine du groupe consultatif public.

Le groupe d’étude met aussi actuellement sur pied un groupe consultatif public pour établir des liens entre les travaux scientifiques et les besoins cernés sur le terrain, signale Dupigny‑Giroux.

« Nous souhaitons faire appel à l’expérience des résidents du bassin pour nous doter d’une base de connaissances approfondie », ajoute Dupigny‑Giroux. Cette initiative de sensibilisation a suscité la participation de résidents autochtones et d’autres qui connaissent bien la région, et les membres sont représentés, dans une proportion égale, des côtés américain et canadien.

À la conclusion de la période d’étude quinquennale en avril 2021, le groupe d’étude formulera des recommandations à la CMI, qui seront communiquées aux gouvernements canadien et américain, concernant la façon dont ils peuvent améliorer les prévisions sur les inondations et prendre des mesures pour atténuer les dommages causés par ces incidents à l’avenir.

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Le lac Champlain est bordé par l’état de New York, le Québec et le Vermont et s’écoule vers l’aval dans la rivière Richelieu. Le bassin a connu des épisodes d’inondation au fil des ans, plus récemment au printemps de 2011. Mention de source :
CMI

Kevin Bunch est un rédacteur spécialiste des communications au bureau de la section États‑Unis de la Commission mixte internationale à Washington, D.C.

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