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Le monde a besoin d’autres modèles comme la CMI

2016/11/14

Par le personnel de la CMI

 

 

Le ministre des Affaires étrangères du Canada, M. Stéphane Dion, et l’ambassadeur des États-Unis au Canada, M. Bruce Heyman, ont pris la parole lors de la récente réunion semestrielle de l’automne de la CMI qui a eu lieu à Ottawa. 

Voici quelques extraits de leur allocution. Nous sommes reconnaissants de leur présence à notre réunion ainsi que de leurs bons mots.

M. Heyman, à la tribune, prend la parole à la réception de la CMI alors que M. Dion, à gauche, lui prête attention. Photo : archives de la CMI
M. Heyman, à la tribune, prend la parole à la réception de la CMI alors que M. Dion, à gauche, lui prête attention. Photo : archives de la CMI

Dion : Le défi de veiller à ce que les bassins hydrographiques soient gérés de manière conjointe et efficace s’impose pour les États riverains à l’échelle de tout le globe. Sur les 263 bassins hydrographiques existant au niveau international, 158 ne font l’objet d’aucun cadre de travail coopératif de quelque sorte que ce soit. Au fur et à mesure que les questions liées aux ressources en eau seront exacerbées par les changements climatiques, les risques de tension et de conflit augmenteront, particulièrement dans les régions où n’existe aucun cadre de travail coopératif.

Vous consultez. Vous établissez des consensus. Vous demandez la participation du public. Vous favorisez la mobilisation des administrations locales et des Premières nations. Vous faites preuve d’objectivité. Et vous vous basez sur des recherches scientifiques…

À l’échelle mondiale, les États doivent constamment faire des choix et prendre des décisions au sujet de la gestion de l’eau. Par exemple, on pourrait circonscrire les pénuries en eau en améliorant l’irrigation dans un pays au désavantage des pays en aval si l’on n’accordait pas une grande attention au fait d’adopter une approche sensible aux conflits ou l’on ne se consacrait pas à une coopération étroite.

Les pratiques de gestion conjointe et les mécanismes de gouvernance, tel qu’ils sont mis en œuvre par l’intermédiaire du travail de la CMI, offrent un modèle qui permet de gérer et d’éviter les conflits concernant les bassins hydrographiques frontaliers et transfrontaliers.

Nous devrions partager ce modèle avec d’autres États riverains qui pourraient également l’appliquer.

Heyman : Depuis plus de 100 ans, la CMI a permis aux gouvernements des États-Unis et du Canada de gérer les niveaux et les débits des eaux que nous partageons, et a fourni des conseils d’experts et des orientations afin de nous aider à trouver des solutions qui répondent aux besoins des deux pays.

La CMI est tout aussi importante aujourd’hui qu’elle l’était lorsqu’elle a été établie en 1909, d’autant plus que nous continuons à faire face à toute une gamme de défis en ce qui a trait aux eaux transfrontalières. Les États-Unis et le Canada contribuent conjointement des ressources et de l’expertise afin de soutenir la CMI. Des gens de partout dans le monde considèrent l’organisation de la CMI comme un modèle de la façon de travailler ensemble.

La longue histoire productive de la CMI reflète la solidité et la continuité des institutions qui guident notre intendance des ressources naturelles. La CMI est un excellent exemple de la façon dont nous collaborons étroitement sur ces questions – nos organismes techniques, y compris vous tous ici ce soir, travaillent directement les uns avec les autres sur les eaux frontalières et transfrontalières dans tout le pays…

Nous aurons une nouvelle administration qui entrera en fonction aux États-Unis en janvier prochain. Je suis persuadé que, peu importe qui occupera la Maison-Blanche, les États-Unis et le Canada demeureront des voisins engagés, des partenaires prospères, des alliés indéfectibles et les meilleurs des amis.

Les commissaires de la CMI, de gauche à droite : Gordon Walker, Rich Moy, Lana Pollack, Benoît Bouchard et Richard Morgan. Photo : archives de la CMI
Les commissaires de la CMI, de gauche à droite : Gordon Walker, Rich Moy, Lana Pollack, Benoît Bouchard et Richard Morgan. Photo : archives de la CMI

 

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