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Les commissaires de la Commission mixte internationale visitent le lac Champlain pour s’informer des défis et de l’adaptation suite aux inondations de 2011

IJC admin | 2016/11/14

Kevin Bunch, CMI

 

 

Les riverains de la rivière Richelieu et du lac Champlain ont travaillé fort à la reconstruction suite à l’inondation dévastatrice et de longue durée de 2011. Suite à la visite des commissaires de la Commission mixte internationale (CMI) dans le bassin versant en juillet, les gouvernements ont demandé à la CMI de lancer de nouvelles études sur les inondations dans le bassin.

Les inondations printanières de 2011 ont été causées par un sol saturé par la fonte des neiges conjugué à un niveau d’eau élevé, le tout suivi des pluies abondantes du 13 avril. La crue a été la plus importante jamais enregistrée – 103,57 pieds (31,5 mètres), soit plus de 8 pieds (2,4 mètres) au-dessus du niveau moyen du lac – et il a fallu 67 jours pour qu’elle baisse. La tempête tropicale Irene a frappé la région le 28 août, ce qui a causé d’autres inondations dans le bassin du lac et dans la région de la rivière Richelieu.

En juillet dernier, les commissaires ont visité la rivière Richelieu, au Québec, point de départ de leur visite informelle de la région du lac Champlain. Photo : Dereth Glance.
En juillet dernier, les commissaires ont visité la rivière Richelieu, au Québec, point de départ de leur visite informelle de la région du lac Champlain. Photo : Dereth Glance.

Le 7 septembre 2016, les gouvernements du Canada et des États-Unis ont envoyé une lettre à la CMI lui demandant de mener une étude de cinq ans qui portera sur les causes et les effets des inondations, les pratiques de gestion, les stratégies d’adaptation et les prévisions pour le bassin versant. De plus, au cours des six prochains mois, la CMI nommera des experts pour le groupe d’étude binational sur le lac Champlain et la rivière Richelieu, qui sera chargé de superviser les plans de recherche, de sensibiliser la population et de formuler des recommandations à la CMI.

La rencontre des commissaires avec les représentants locaux et les groupes d’intervenants locaux comprenait une présentation sur les inondations dans le Vermont. Photo : Dereth Glance.
La rencontre des commissaires avec les représentants locaux et les groupes d’intervenants locaux comprenait une présentation sur les inondations dans le Vermont. Photo : Dereth Glance.

En juillet, les commissaires ont visité le Québec, et ils ont rencontré Parcs Canada et des dirigeants municipaux de la région de la rivière Richelieu avant de visiter le canal de Chambly et le site du barrage Fryer, un barrage inutilisé. Les commissaires ont pu voir les régions touchées par les eaux de crue et découvrir comment la population s’adapte. Durant les inondations de 2011, les routes ont été fermées, l’eau potable a été contaminée par des bris de conduites principales et des maisons ont été inondées, endommagées ou détruites. Les commissaires ont aussi visité la baie Missisquoi, à l’extrémité nord du lac.

Toujours en juillet, les commissaires se sont rendus aux États-Unis pour visiter la région du lac Champlain située dans l’État de New York et ils ont rencontré des représentants de l’organisation The Nature Conservancy. Les commissaires ont pris un traversier sur le lac pour aller rencontrer des représentants du Lake Champlain Basin Program et d’autres représentants de New York et du Vermont. Ils sont aussi allés voir des zones qui ont été inondées dans le passé, du côté américain du bassin du lac Champlain, et ils ont assisté à des présentations sur le Vermont Rivers Program et de l’Université du Vermont.

Le 20 juillet, les commissaires de la CMI ont rencontré des représentants de l’organisation The Nature Conservancy, de l’entreprise de fournitures industrielles Ors Nasco et d’autres intervenants locaux. Photo : Dereth Glance. Le 20 juillet, les commissaires de la CMI ont rencontré des représentants de l’organisation The Nature Conservancy, de l’entreprise de fournitures industrielles Ors Nasco et d’autres intervenants locaux. Photo : Dereth Glance.

Le président de la Section canadienne de la CMI, Gordon Walker, a indiqué que la CMI continue de chercher des moyens d’effectuer des prévisions précoces pour avertir les riverains de la rivière Richelieu et du lac Champlain en cas d’inondations potentielles. Elle tente aussi de déterminer si des solutions structurales pourraient réduire ou atténuer les inondations futures, puisque ces inondations ne sont pas des épisodes uniques, mais plutôt des épisodes qui se répètent tous les 10 à 20 ans.

La présidente de la Section américaine de la CMI, Lana Pollack, a indiqué qu’une partie du travail de la CMI dans le bassin consistait à tirer davantage parti des connaissances des groupes d’intervenants et de la population. Mme Pollack a indiqué que les commissaires ont acquis une meilleure compréhension de la manière dont les systèmes naturels, comme les milieux humides, peuvent mieux protéger les infrastructures et les routes durant les inondations que les constructions artificielles, comme les ponceaux. Bien qu’il soit impossible de tout protéger contre les inondations, restreindre ce qui peut être construit dans les plaines inondables est un pas dans la bonne direction pour prévenir les dommages majeurs, a-t-elle poursuivi.

Le commissaire canadien Richard Morgan, qui a grandi près de la rivière Richelieu, a affirmé avoir acquis une meilleure compréhension de la région du lac Champlain, de son histoire et de ses résidants, en ajoutant que les réunions ont été productives. Il a dit avoir été encouragé par « la mobilisation et l’énergie » des gens de la région.

Puis la commissaire américaine Dereth Glance, qui a quitté la CMI en septembre, a dit que ce qu’elle avait retenu, en gros, était « les gens passionnés et le solide réseau d’organismes qui travaillent ensemble pour faire face aux crises, que ce soit une inondation ou la dégradation de la qualité de l’eau ». Les inondations et les niveaux d’eau élevés peuvent aussi nuire à la qualité de l’eau, a-t-elle poursuivi, en raison des débris, des engrais et d’autres matériaux se trouvant normalement sur la terre qui atteignent le réseau hydrographique.

Les niveaux d’eau et la protection contre les crues sont des enjeux hautement importants pour les résidents, les entreprises, les villes et l’environnement. Bien que les mesures mécaniques puissent ne pas suffire ou ne pas être les meilleures mesures pour empêcher les inondations sans créer de perturbations majeures dans le réseau hydrographique, les efforts locaux pour s’adapter en cas d’autres inondations sont un moyen de se protéger d’un climat imprévisible.

Kevin Bunch est rédacteur et spécialiste des communications au bureau de la Section américaine de la CMI à Washington.

Nouvelles études sur les inondations dans le bassin du lac Champlain et de la rivière Richelieu

Par Kevin Bunch, CMI

La CMI amorcera prochainement de nouvelles études sur les inondations dans le bassin du lac Champlain et de la rivière Richelieu, notamment sur leurs causes, leurs impacts, les risques qu’elles présentent et les solutions possibles. Les gouvernements du Canada et des États-Unis ont annoncé leur soutien pour ces travaux en septembre.

Les travaux se dérouleront sur une période de cinq ans, les chercheurs étudiant les causes et les impacts des inondations précédentes, notamment de l’inondation dévastatrice de 2011. La CMI évaluera les meilleures approches pour gérer les plaines inondables, analysera les avantages des prévisions en temps réel des inondations et de la cartographie des plaines inondables, évaluera les approches de l’adaptation et de l’atténuation, déterminera l’efficacité des systèmes de contrôle des inondations potentielles, et leurs impacts sur les ressources hydriques. Les travaux comprennent la création de modèles informatiques du bassin.

Au cours des six prochains mois, la CMI nommera un groupe d’étude du bassin du lac Champlain et de la rivière Richelieu composé de spécialistes des deux pays pour superviser et mettre en œuvre les plans d’étude. Les membres du groupe d’étude mèneront des activités d’information et de dialogue, rédigeront des rapports et feront des recommandations à la CMI. Les travaux seront utilisés par la CMI dans le cadre de son propre rapport et de ses recommandations aux gouvernements à la fin de la période d’étude quinquennale en 2021.

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