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Le coprésident sortant affirme que les inondations le long de la rivière Souris sont encore une source de préoccupation

IJC admin | 2016/10/24

Kevin Bunch, CMI

 

Après la grave inondation le long de la rivière Souris en 2011, les autorités et les conseillers ont mis l’accent sur un plan d’étude en vue de se préparer à un futur déluge. Todd Sando, qui a récemment quitté son poste de coprésident du Conseil international de la rivière Souris [en anglais seulement], a fait de ce plan la priorité de ses derniers jours au sein de l’organisation.

M. Sando a affirmé que les plans de gestion de l’eau existants pour la région de la Saskatchewan, du Dakota du Nord et du Manitoba ne tenaient pas compte du risque que les pluies causent des inondations et qu’ils ne visaient que les inondations causées par la fonte des neiges. De manière générale, depuis le début de l’enregistrement des données dans l’ouest (vers la fin du 19e siècle dans certaines régions et au milieu du 20e siècle dans d’autres), les régimes climatiques ont connu un cycle de fonte des neiges qui a fait gonfler les rivières au printemps, suivi par des précipitations moins abondantes au printemps et à l’été. Au cours des dernières années, les régimes climatiques ont changé, et des orages violents ont marqué les mois chauds.  

Todd SandoSelon M. Sando, ces orages violents pourraient être associés aux changements climatiques ou à un nouveau cycle météorologique. Il ajoute que les inondations causées par les précipitations le long des rivières Souris et Missouri avaient battu des records.

Les lignes directrices actuelles sur la protection contre les crues de la rivière Souris qui ont été rédigées en 1989 guident les gestionnaires en ce qui concerne l’utilisation des barrages et des réservoirs pour contrôler le débit, assurer l’approvisionnement en eau au cours des mois secs et prévenir les inondations. M. Sando a affirmé qu’il espérait que les nouvelles lignes directrices, lorsqu’elles seront adoptées, fourniraient plus de directives afin de protéger l’approvisionnement en eau tout en permettant aux gestionnaires de laisser l’eau s’écouler avant que ne surviennent des épisodes de précipitations importantes.

Un premier plan d’étude, qui a été présenté aux gouvernements du Canada et des États‑Unis en 2013, comprend 24 propositions d’étude différentes qui permettront de recueillir suffisamment de données pour formuler des recommandations pertinentes.

Mme Lana Pollack, présidente de la Section américaine de la Commission mixte internationale (CMI), a affirmé qu’il était important d’élargir et d’approfondir les études entreprises dans l’ensemble du bassin de manière à ce que les recommandations et les modifications finales tiennent compte de toute information éventuelle. En mars, le gouvernement du Canada a annoncé un financement à hauteur de 19,5 millions de dollars canadiens sur cinq ans pour des études portant sur le bassin transfrontalier de la rivière Souris et d’autres bassins transfrontaliers. La CMI prévoit que les États‑Unis offriront un financement du même ordre de grandeur. Selon le type d’étude, les travaux pourront commencer peu de temps après que le gouvernement des États‑Unis aura approuvé son financement.  

Minot (Dakota du Nord) a été inondé durant la grande inondation de 2011. Photographie : U.S. Army Corps of Engineers/Clay Church [en anglais seulement]
Minot (Dakota du Nord) a été inondé durant la grande inondation de 2011.
Photographie : U.S. Army Corps of Engineers/Clay Church [en anglais seulement]

M. Mark Gabriel, conseiller en ingénierie de la CMI, a mentionné que le Plan d’étude de la rivière Souris [en anglais seulement], présenté en 2013, faisait actuellement l’objet d’une révision afin qu’il corresponde aux besoins actuels en matière de gestion de l’eau dans le bassin, après avoir pris en compte les éléments du plan d’étude qui sont déjà terminés.

Mme Pollack a ajouté que l’inondation de la rivière Souris en 2011 [en anglais seulement] était comme si c’était hier pour les personnes qui avaient été touchées, et qu’il n’existait aucune solution rapide pour prévenir une autre inondation d’une telle importance, ni solution qui conviendrait à tout le monde. Le Conseil international de la rivière Souris et la CMI doivent plutôt équilibrer les intérêts urbains et ruraux, ainsi que les intérêts en amont et en aval. Mme Pollack a précisé que le spectre des changements climatiques ajoutait une dimension au problème des inondations, parce que la région pourrait connaître des épisodes climatiques plus intenses et en raison d’autres inconnues.

Selon Mme Pollack, les recommandations finales pourraient aller de la gestion des barrages et des réservoirs existants d’une manière différente à l’ajout de dérivations, ou à plusieurs autres interventions.

Alors que le plan d’étude fait l’objet d’une révision, M. Sando a décidé de mettre un terme à sa carrière de 31 ans et demi dans le domaine des questions liées à l’eau et à la CMI au Dakota du Nord, mais il ne veut pas que l’on parle d’une retraite. Durant cette période, il a travaillé à la State Water Commission du Dakota du Nord et a été nommé ingénieur d’État en 2010, année au cours de laquelle il a été nommé aussi au Conseil international de la rivière Souris.

Durant sa carrière, M. Sando a constaté que le Dakota du Nord commençait à connaître une période sèche et que les villes et les collectivités dans l’ensemble de l’État avaient dû être plus prudentes en ce qui concerne l’utilisation de l’eau. Il a mentionné que, contrairement à ce qui se produit sur les côtes, les régions continentales intérieures connaissaient soit des épisodes de précipitations abondantes, soit des épisodes de très faibles précipitations, et ce, souvent depuis de nombreuses années. Il a ajouté en outre que des épisodes de pluie plus intenses pourraient se produire en raison des changements climatiques, et que le bassin de la rivière Souris avait connu des périodes de pluie excessive et des périodes de pluie trop faible.

M. Sando planifie avoir du bon temps à naviguer sur la rivière Missouri et souligne que l’eau, la ressource la plus précieuse, continuera de le passionner.

Kevin Bunch est un rédacteur spécialiste des communications au bureau de la Section américaine de la Commission mixte internationale à Washington, D.C.

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