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De nouveaux outils qui uniformisent les données hydrographiques remportent des prix

IJC admin | 2013/02/04

Par les employés de la Commission mixte internationale

 

Les données et les définitions sont différentes d'un côté et de l'autre de la frontière des États-Unis et du Canada.

Non seulement on utilise des mesures différentes (p. ex., des pieds au lieu de mètres) dans ces deux pays, mais des termes comme « bassin versant » et « sous-bassin » peuvent avoir des définitions différentes pour les représentants des organismes des deux pays.

Toutefois, au cours des dernières années, les données hydrographiques ont été normalisées pour la Voie maritime des Grands Lacs et du Saint-Laurent et pour des milliers de rivières et de cours d'eau le long de la frontière de 5 000 miles (8 000 kilomètres) entre les deux pays. En d’autres mots, les administrateurs commencent à utiliser le même modèle pour la collecte et l'analyse des données pour prévenir et résoudre les différends au sujet des eaux transfrontalières.

Il s'agit d'une question d'harmonie. Devoir convertir les données entre les organismes fédéraux, provinciaux, étatiques et locaux peut être fastidieux, coûteux, et cela n'est tout simplement pas l'idéal. Un Groupe de travail sur l’harmonisation des données hydrographiques transfrontalières a été créé par la CMI en 2008 pour y mettre de l'ordre.

Ce Groupe est parvenu à élaborer une série normalisée d'interprétations hydrographiques qui sont désormais utilisées par les organismes des États-Unis et du Canada. Le Groupe de travail a réuni des professionnels des systèmes d'information géographique (SIG) des deux côtés de la frontière qui autrement ne se seraient pas parlé.

Pour leur travail accompli, les membres du Groupe de travail ont récolté trois prix (au moment de la rédaction de ce texte) : des prix d’Esri International, d’Esri Canada et de Geospatial World Forum. Leur travail a été salué pour avoir amélioré la communication entre les organismes, pour avoir rendu l’étude et l’interprétation des données plus efficaces et pour avoir aidé à identifier et à combler les données manquantes.

l'eau ne connaît pas de frontière

Par exemple, le bassin de la rivière Souris est harmonisé depuis environ deux ans.

La rivière Souris prend sa source en Saskatchewan, coule en direction sud vers le Dakota du Nord, bifurque vers le nord et pénètre au Manitoba, puis se jette dans la rivière Assiniboine.

Grâce à l'harmonisation des données, les hydrologues sont capables de prévoir de façon plus précise la hauteur de l'eau qui atteindra une région donnée, permettant ainsi à la population de se préparer, d’ériger des digues et de protéger ses propriétés durant les inondations, comme celle qui a frappé le Dakota du Nord durant l'été 2011.

Le travail d'harmonisation est effectué en phases, et les divers conseils qui s'occupent d'enjeux liés à l'eau le long de la frontière donnent leur réaction. L'objectif est que le travail soit durable. Le Groupe de travail devrait devenir un comité consultatif permanent de la CMI.

L'objectif final est de mettre au point un cadre d'administration pour la CMI, afin de mettre à jour de façon plus efficace les jeux de données préparés par les différents  organismes le long de la frontière.

On peut accéder aux données hydrologiques transfrontalières par la GéoBase et la U.S. National Map.

 

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