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À notre sujet
Rapport annuel de la Commission mixte internationale pour 2007 (PDF 1,50 Mo)
Sa
nature, son fonctionnement
De nombreux cours d'eau et certains
des plus grands lacs du monde bordent ou traversent
la frontière qui sépare le Canada
et les États-Unis. La Commission mixte
internationale a pour mission d'aider les gouvernements
des deux pays dans leurs efforts en vue de trouver
des solutions aux problèmes concernant
leurs eaux limitrophes.
Créée en vertu du
Traité relatif aux eaux limitrophes de
1909, la Commission est composée de six
commissaires, dont trois sont nommés par
le Président des États-Unis sur
la recommandation du Sénat américain,
et trois par le Gouverneur en conseil du Canada
sur l'avis du Premier ministre canadien. Les commissaires
doivent respecter le Traité dans leurs
démarches en vue de prévenir ou
de résoudre des litiges sur lesquels ils
se penchent. Ils doivent aussi faire preuve d'impartialité
dans l'examen des problèmes et dans leurs
décisions. Leur rôle ne consiste
pas à défendre les positions de
leurs gouvernements respectifs.
La Commission mixte internationale
a établi plus de 20 conseils consultatifs,
composés d'experts du Canada et des États-Unis
et chargés de l'aider à s'acquitter
de son mandat. 
Le
rôle de la Commission mixte internationale
Les États-Unis et le Canada
ont créé la Commission mixte internationale
parce qu'ils reconnaissent que chacun des deux
pays subit les effets des activités de
l'autre dans les réseaux lacustres et fluviaux
le long de la frontière. Les deux pays
collaborent à la gestion judicieuse de
ces eaux en vue de les protéger au profit
des générations d'aujourd'hui et
de demain. 
Le
respect des intérêts divergents
Les eaux limitrophes du Canada
et des États-Unis ont plusieurs utilités.
Les collectivités locales ou régionales
et les industries peuvent s'y approvisionner en
eau douce, y éliminer les eaux résiduaires
ou employer l'énergie hydroélectrique
fournie par le débit des cours d'eau. Les
exploitations agricoles peuvent aussi utiliser
ces eaux pour l'irrigation. Les navires commerciaux
et les bateaux de plaisance sillonnent également
les eaux intérieures.
Ces divers besoins entrent parfois
en conflit. Dans tous les cas, la Commission mixte
internationale cherche à autoriser des
utilisations protégeant ces intérêts
divergents, conformément aux règles
établies par les deux gouvernements dans
le Traité. Par exemple, la Commission peut
être appelée a approuver des requêtes
pour l'aménagement de barrages ou de canaux
interlacustres dans les eaux limitrophes. Lorsqu'elle
approuve un projet de ce genre, la Commission
peut imposer des conditions - limiter le niveau
ou le débit des eaux pour protéger
les propriétés riveraines et les
marécages, sans oublier les besoins d'irrigation
des agriculteurs ni les intérêts
des armateurs et d'autres personnes ou entités
sociales ou commerciales. Après la construction
de l'ouvrage, il peut arriver que la Commission
continue de jouer un rôle quant à
son d'exploitation. 
L'étude
de la pollution de l'eau
À la demande des gouvernements
des États-Unis et du Canada, la Commission
mixte internationale étudie les problèmes
de pollution dans les eaux limitrophes. Les deux
pays peuvent en effet subir des dommages lorsque
les collectivités ou les industries polluent
ces eaux. Les gouvernements peuvent également
demander à la Commission de surveiller
des situations précises et de recommander
des mesures appropriées. 
L'étude
de la pollution atmosphérique
Les gouvernements du Canada et
des États-Unis ont demandé à
la Commission mixte internationale d'étudier
les problèmes causés par la pollution
atmosphérique dans les régions limitrophes.
Les polluants atmosphériques peuvent parcourir
des milliers de kilomètres avant de se
déposer au sol ou dans l'eau. Lorsqu'ils
tombent sur un cours d'eau ou un lac, ils risquent
de dégrader la qualité de l'eau.
En 1991, les deux gouvernements
signaient l'Accord sur la qualité de l'air
entre le Canada et les États-Unis et créaient
le Comité sur la qualité de l'air,
chargé de présenter, tous les deux
ans, un rapport sur les progrès des travaux
de dépollution. On a demandé à
la Commission mixte internationale de solliciter
les commentaires de particuliers et de groupes
sur les rapports du comité et de préparer
des résumés des opinions ainsi exprimées.

Vous
pouvez contribuer à cette action
Tous les deux ans, la Commission
mixte internationale tient une réunion
générale, à laquelle le grand
public est invité, pour discuter du déroulement
des travaux d'assainissement des Grands Lacs.
Elle organise également des colloques,
des rencontres et des tables rondes auxquelles
peuvent participer aussi bien les citoyens que
les représentants de groupes communautaires
et d'autres organismes.
Vous pouvez aussi exprimer
votre opinion quant à l'utilisation des
eaux limitrophes. Chaque fois qu'on demande à
la Commission d'approuver l'érection d'un
barrage ou d'un autre ouvrage sur une rivière
ou un lac, elle invite tous les intéressés
à se faire entendre. Les conseils consultatifs
de la Commission qui surveillent l'exploitation
de ces ouvrages tiennent régulièrement
des rencontres publiques. La Commission mixte
internationale est à la recherche de nouveaux
mécanismes de coopération avec d'autres
paliers du gouvernement et avec les particuliers,
les centres de recherche, les organisations environnementales,
le monde syndical et les représentants
de l'industrie. 
La
Commission mixte internationale peut vous renseigner
davantage
La Commission publie des rapports
et des études sur les progrès accomplis
et sur les défis à relever en matière
de restauration et de protection des eaux limitrophes.
Son bulletin, Focus , qui renferme des articles
et des résumés en français
et en anglais, paraît trois fois par année.
Les dates de la Réunion biennale et des
autres conférences et rencontres organisées
par la Commission y sont annoncées. Les
publications de la Commission mixte internationale
sont gratuites. 
Les
Grands Lacs et le Saint-Laurent : le plus vaste
réseau d'eau douce au monde
Le réseau des Grands Lacs
et du Saint-Laurent contient près du cinquième
des eaux douces de surface de la planète.
Il occupe une place importante dans la réalité
géographique et économique de huit
États américains (Minnesota, Wisconsin,
Illinois, Indiana, Michigan, Ohio, Pennsylvanie
et New York) et de deux provinces canadiennes
(Ontario et Québec) et il a une grande
influence sur le mode de vie de leurs habitants.

La
qualité de l'eau dans les Grands Lacs et
le Saint-Laurent
Les travaux de la Commission mixte
internationale consistent, pour une bonne part,
à aider les gouvernements des deux pays
à assainir les Grands Lacs et à
prévenir de nouveaux problèmes de
pollution.
En 1972, le Canada et les États-Unis
signaient le premier Accord relatif à la
qualité de l'eau dans les Grands Lacs .
Ils convenaient de tout mettre en oeuvre pour
lutter contre la pollution de l'eau et assurer
l'épuration des eaux résiduaires
provenant des industries et des collectivités
locales et régionales. En 1978, les deux
pays concluaient un nouvel accord dans lequel
ils s'engageaient à éliminer les
substances toxiques rémanentes dans les
Grands Lacs. Ces substances demeurent dans l'environnement
pendant de longues périodes et peuvent
contaminer les sources alimentaires des animaux
et des humains.
En 1987, les deux gouvernements
signaient un protocole dans lequel ils convenaient
de présenter des rapports sur le déroulement
des travaux et demandaient à la Commission
mixte internationale d'examiner les plans d'action
correctrice relatifs à 43 secteurs préoccupants
énumérés dans le protocole.
Préparés par les autorités
publiques de divers échelons, ces plans
renferment des stratégies visant à
assainir les secteurs touchés par des problèmes
de pollution et à promouvoir le développement
durable dans la région des Grands Lacs.
Le protocole invite également la Commission
à examiner les plans de gestion des lacs,
lesquels proposent des mesures visant à
améliorer la qualité de l'eau dans
les lacs Supérieur, Huron, Michigan Érié
et Ontario. 
Les
niveaux des Grands Lacs du Saint-Laurent
La Commission mixte internationale
a approuvé la construction de barrages
et de centrales hydroélectriques sur la
rivière St. Marys (qui joint le lac Supérieur
au lac Huron) et le fleuve Saint-Laurent et a
en établi les conditions d'exploitation.
Ces ouvrages modifient les niveaux et les débits
de l'eau en amont et en aval, de part et d'autre
de la frontière. La Commission a en outre
autorisé des travaux sur la rivière
Niagara. À la demande des deux gouvernements
fédéraux, la Commission a étudié
la question plus générale des effets
néfastes des fluctuations des niveaux de
l'eau dans le réseau des Grands Lacs et
du Saint-Laurent; elle a présenté
son rapport sur cette question en 1993. 
La
Commission mixte internationale à luvre
Outre le réseau des Grands
Lacs et du Saint-Laurent, la Commission mixte
internationale aide les autorités fédérales
des États-Unis et du Canada à gérer
les autres lacs et cours d'eau limitrophes.
La Commission assume des responsabilités
permanentes dans plusieurs régions. À
l'Ouest, elle a établi les conditions d'exploitation
de barrages sur les rivières Kootenay et
Osoyoos et sur le fleuve Columbia, qui traversent
les régions limitrophes du Washington,
de l'Idaho, du Montana et de la Colombie-Britannique.
La Commission a également apporté
son concours dans la détermination de règles
pour le partage des eaux des rivières Sainte-Marie
et Milk en Alberta, en Saskatchewan et au Montana.
Dans la région centrale,
la Commission a participé à la détermination
du partage des eaux de la Souris entre la Saskatchewan,
le Manitoba et le Dakota du Nord. Elle fixe également
les niveaux d'eau d'urgence pour le réseau
du lac à la Pluie, qui baigne les régions
limitrophes du Minnesota, du Manitoba et de l'ouest
de l'Ontario, et a contribué à assurer
la protection de la qualité de l'eau de
la rivière à la Pluie.
À l'Est, la Commission contribue
à la réglementation des barrages
sur la rivière Saint-Croix, qui longe la
frontière entre le Maine et la Nouveau-Brunswick,
ainsi qu'à la protection de la qualité
de l'eau du bassin de ce fleuve côtier.

L'approche
écosystémique
Les citoyens du Canada et des États-Unis sont conscients des effets de leurs activités
sur l'environnement et savent qu'ils doivent conjuguer
leurs efforts pour restaurer et protéger
son intégrité. La santé de
chacune des composantes de l'écosystème
- l'atmosphère, le sol, les lacs, rivières
et autres cours d'eau, la flore et la faune, et
les humains - dépend de la santé
des autres. Aucun groupe ou organisme ne peut
rétablir à lui seul la santé
et l'équilibre de l'écosystème.
C'est pourquoi nous devons chercher ensemble à
résoudre les problèmes environnementaux
et a protéger les écosystèmes
dans lesquels nous vivons.
Le renforcement des capacités locales
Dans le cadre de l'Initiative internationale sur les bassins hydrographiques, la Commission s'efforce de renforcer les capacités des conseils existants :
- en adoptant une perspective écosystémique élargie;
- en élargissant le rayonnement et la collaboration entre les organismes ayant des intérêts et des responsabilités à l'égard des eaux locales;
- en préconisant le développement d'une vision commune de chaque bassin;
- en favorisant une meilleure compréhension des ressources hydriques;
- en réunissant les conditions favorables à la résolution de problèmes dans un bassin hydrographique particulier.

Bureaux
de la Commission mixte internationale
| Section
canadienne |
Section
des États-Unis |
234, avenue Laurier
Ouest
22 étage
Ottawa, ON K1P 6K6
Canada
Téléphone : 613-992-8367
Télécopieur : 613-993-5583
Contact: Greg McGillis |
2401, Pennsylvania Ave., NW
Fourth Floor
Washington, DC
20440, U.S.A.
Téléphone : 202-736-9000
Télécopieur : 202-254-4562
Contact: Frank
Bevacqua |
Bureau régional des
Grands Lacs
La Commission mixte internationale
administre l'Accord relatif à la qualité
de l'eau dans les Grands Lacs par l'entremise
de son Bureau régional des Grands Lacs,
situé à l'adresse suivante:
100,
avenue Ouellette
8e étage
Windsor, ON, N9A 6T3
Canada
Téléphone : 519-257-6700
Télécopieur : 519-257-6740
Contact: Greg McGillis |
P.O. Box 32869
Detroit, MI 48232
U.S.A.
Téléphone : 313-226-2170, poste 6733 |
Dernière mise à jour :
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