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Examen de l'Accord
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Commentaires d'autres participants >
Windsor (Ontario), le 2 novembre 2005
Principaux points présentés à la réunion publique
Bill Baker, conseiller principal du maire de Windsor, M. Francis, souhaite la bienvenue à tous les participants.
- La santé des Grands Lacs et des voies interlacustres est capitale pour la santé de nos villes de l'ensemble de la région. Le maire collabore activement à l'Initiative régionale relative aux Grands Lacs et encourage tous les citoyens de Windsor à exprimer leurs commentaires à la CMI tout au long de cette réunion et au cours des prochaines semaines, que ce soit par lettre, par téléphone ou par courriel.
Public
- L'eau des Grands Lacs ne cesse de se dégrader. Nous vivons au bord du lac Sainte-Claire et nous aimons nous baigner à la plage toute proche, mais l'eau est de plus en plus trouble et l'on voit beaucoup plus d'écume à la surface de l'eau. Cette année, on a observé une prolifération d'algues sur le fond, mais moins de moules zébrées. L'année dernière, nous avons trouvé cinq oiseaux morts sur notre terrain l'an dernier, et un cette année. Beaucoup de nos voisins se servent du lac comme d'un dépotoir.
- Depuis 1987, il y a eu plusieurs cas d'introduction d'espèces envahissantes. On a recueilli beaucoup de données sur les coûts liés aux espèces envahissantes, mais on a peu d'information sur les avantages de la navigation océanique sur les Grands Lacs. Une étude détaillée publiée récemment indique que les navires océaniques permettent de réaliser des économies de quelque 55 millions de dollars (US) sur les coûts de transport chaque année. Ces navires ne représentent que 7 pour cent de l'activité maritime sur les Grands Lacs, et le nombre de navires océaniques décroît d'année en année. La plupart de ces navires transportent de l'acier dans la région et rapportent des céréales.
- Durant l'examen de l'Accord, on devrait tenir compte de ces statistiques. Si le rejet d'eaux de lest est frappé d'amendes comme celles qui sont fixées pour les eaux de cale, l'industrie cessera probablement ses activités maritimes sur les Grands Lacs.
- Est-ce que les économies réalisées chaque année par nos industries compensent les coûts rattachés aux problèmes causés par les espèces envahissantes? On n'a pas encore de réponse à cette question; il faudrait en discuter pendant l'examen de l'Accord.
- La CMI pourrait jouer un rôle de facilitateur dans le processus visant à aider les administrations tribales du Canada et des États-Unis à participer à l'examen de l'Accord par les gouvernements.
- En 2000, la Première nation de Walpole Island a intenté des poursuites et est en cour pour obtenir la reconnaissance des droits de la nation relativement à certaines portions de la rivière Sainte-Claire, du lac Sainte-Claire et de la rivière Detroit.
- La pêche demeure notre principale industrie et la qualité de l'eau est essentielle si l'on veut conserver cette source de revenus. Nous sommes très inquiets de la bioaccumulation de substances toxiques dans les poissons.
- Il faut qu'on nous considère sur un pied d'égalité comme partenaires dans le processus visant à protéger les Grands Lacs.
- En tant que propriétaire d'un terrain en bordure du lac Érié, je suis extrêmement inquiet de voir le lac à un niveau si bas. Les résidants de Long Point doivent trouver leur propre source d'eau, et la plupart sont forcés de construire de nouveaux puits pour s'alimenter en eau. La quantité d'eau et la qualité de l'eau sont des enjeux intimement liés, qui ne doivent pas être considérés séparément.
- L'eau potable de Windsor devrait être analysée tous les trois mois, mais ce n'est pas le cas, comme le montrent des rapports récents obtenus de la station de traitement de l'eau de Windsor. En outre, des articles de journaux ont fait le bilan des dommages causés à diverses espèces, y compris des oiseaux et des tortues, par des substances toxiques persistantes et plus particulièrement, le méthylmercure organique. Seul le mercure inorganique est mesuré par la station de traitement de Windsor, mais c'est le méthylmercure organique qui est nocif pour les espèces de toute la chaîne alimentaire, dont les humains. Il faut éliminer ce produit chimique de nos sources d'approvisionnement en eau et installer des panneaux le long de la rivière pour prévenir les gens de ne pas consommer le poisson.
- On devrait aussi faire des analyses sur deux différents types de chrome dans notre eau, mais il n'y a qu'un seul type qui fait l'objet d'un suivi.
- On a enregistré une augmentation de 200 % du nombre d'enfants nés sans cerveau dans ce secteur. Des déchets miniers se retrouvent dans l'eau et nous empoisonnent. Nos lacs sont aussi contaminés par l'eau de lixiviation des plombs utilisés pour la chasse durant des centaines d'années. Les membres de Premières nations se font aussi intoxiquer par ces produits chimiques.
- L'agriculture industrielle est responsable du rejet dans l'eau de déchets comme des substances chimiques qui produisent le même effet que des hormones; ces substances proviennent d'hormones injectées au bétail.
- Il y a une ou deux espèces envahissantes qui entrent dans le réseau des Grands Lacs chaque année et perturbent notre écosystème radicalement. La réglementation canadienne n'est pas harmonisée avec celle des États-Unis; il faut remédier à cette situation pour éviter d'autres dégâts. Les moules indigènes des Grands Lacs sont en voie de disparition.
- Le lac Érié est le moins profond des Grands Lacs, et moins il y aura d'eau, plus nous verrons les dommages causés par les espèces envahissantes et la pollution. La quantité d'eau doit être prise en compte du point de vue du changement climatique et du réchauffement planétaire, puisque le réchauffement signifie une accélération de l'évaporation. L'île Pelée constitue le seul habitat de la planète pour une espèce d'escargot et certains papillons.
- Le changement climatique est un enjeu très important et les deux pays doivent se pencher sur la question, qui est étroitement liée à la qualité de l'eau pour les exploitations agricoles.
- Les agriculteurs de l'Ontario font leur part pour assurer la qualité de l'eau en souscrivant à des programmes d'échange de crédits de phosphore, en pratiquant l'agriculture sans travail du sol et en recourant à d'autres pratiques. Nous n'utilisons plus de produits chimiques toxiques depuis des années. Les grandes exploitations agricoles existent parce que chacun essaie de gagner son pain; les agriculteurs achètent au prix de détail mais doivent vendre au prix de gros. Nous respectons la réglementation mais nous aimerions être consultés lors de l'élaboration des règlements.
- J'ai une propriété située au bord de la rivière, à mi-chemin entre Windsor et le lac Érié, et j'ai de bonnes nouvelles dont je veux vous faire part. Cet été, on a observé des faucons et des éperviers, dont certains ont niché tout près. Trois couples de faucons ont construit leur nid dans les îles de la rivière Detroit cet été. Des pêcheurs sportifs ont capturé leur quota de poisson et n'ont remarqué que peu de poissons portant des tumeurs. On a vu également de grands groupes de cygnes, mais la moule zébrée et les gobies posent encore problème dans le secteur.
- Si les avantages économiques découlant de la navigation océanique ne sont que de 55 millions de dollars par année, peut-être est-il temps d'y mettre fin pour éviter l'introduction d'autres espèces envahissantes.
- La plupart des gens ne connaissent pas l'effet nocif des piles électriques sur la qualité de l'eau; il faut donc les sensibiliser au problème.
- La Chemical Valley de la rivière Sainte-Claire et l'île Zug sont deux des endroits les plus pollués du monde. Il y a des jours où la fumée de l'usine au bord de la rivière Rouge, habituellement blanche, tourne au jaune ou orange, et l'odeur est dégoûtant. Il y a certainement une réglementation qui devrait être appliquée.
- La jeune génération ne connaît pas les problèmes qui touchent les Grands Lacs. La seule annonce de cette réunion a été faite dans le Windsor Star, que la plupart des jeunes gens ne lisent pas. Il aurait fallu l'annoncer à la radio et à la télévision. La CMI est l'une des quelques bonnes organisations mettant à contribution nos deux pays; elle devrait agir comme maître d'oeuvre dans l'éducation du public concernant les enjeux relatifs aux Grands Lacs et les gestes que chacun doit poser individuellement pour protéger nos lacs.


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