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Examen de l'Accord
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Commentaires d'autres participants >
Thunder Bay (Ontario), le 25 octobre 2005
Principaux points présentés à la réunion publique
Mot de bienvenue de la mairesse Lynn Peterson
- L'emplacement de Thunder Bay à la tête du lac Supérieur donne à ses citoyens un sens aigu de l'importance d'un bassin des Grands Lacs en santé.
- Nous sommes fiers de participer aux travaux en collaboration avec les États-Unis pour assainir et protéger le lac Supérieur et relever des défis communs.
- Nous sommes très conscients que tout ce que nous faisons a non seulement des effets sur nous, mais aussi sur tous ceux qui utilisent ce magnifique plan d'eau.
- Comme le souligne le Lake Superior Forum, l'eau entretient la vie, et la qualité de la vie repose sur la qualité de l'eau.
- Thunder Bay est une des rares villes à avoir adopté une structure tarifaire utilisateur-payeur pour le traitement de l'eau potable et le traitement des eaux usées. Lorsque les factures ont grimpé, cette mesure a été impopulaire dans les collectivités; elle nous a cependant permis de créer une importante réserve pour les travaux d'amélioration des infrastructures.
- Nous avons récemment mis en service une nouvelle installation de traitement secondaire des eaux usées. L'an prochain, nous prévoyons passer du traitement au chlore au traitement à l'ultraviolet, ce qui éliminera le rejet de produits chlorés.
- Nous construirons également une installation de production d'énergie à partir du méthane provenant du traitement des eaux usées, ce qui aidera la Ville à respecter son engagement pour l'application du Protocole de Kyoto.
Public
- Il faut analyser l'eau aux environs de l'installation de la Northern Wood Preservers pour évaluer dans quelle mesure le site a été dépollué. La CMI devrait recommander que les résultats soient rendus publics.
- Il est important qu'un nouvel accord relatif à la qualité de l'eau dans les Grands Lacs soit approuvé et mis en ouvre en temps opportun.
- Nous avons connu l'été le plus chaud jamais enregistré au lac Supérieur. Cette chaleur peut être liée à la tendance au réchauffement planétaire, qui peut avoir un grand impact sur les plans d'eau.
- Il est essentiel d'obtenir une interdiction des dérivations hors bassin dans l'Accord. De plus, l'Accord devrait interdire le transfert de l'eau d'un Grand Lac à un autre.
- Il est recommandé que les commissaires lisent deux livres qui ont du poids : Our Stolen Future [en anglais] de Theo Colburn et L'eau de Marq de Villiers.
- Il est important de mener des activités de communications dans la communauté. Chacun de nous est responsable de la protection de l'eau.
- Nous nous préoccupons de la pulvérisation à grande échelle de l'herbicide Vision par l'industrie forestière. Nous devons en connaître les impacts.
- Le transfert de l'eau d'un bassin à un autre est une possibilité dont nous devons nous garder.
- Je me suis promené autour du lac Supérieur avec un seau d'eau provenant du lac Supérieur, autour du lac Michigan avec un seau d'eau provenant du lac Michigan et autour du lac Huron avec un seau d'eau provenant du lac Huron. L'an prochain, je me promènerai autour du lac Ontario.
- J'ai constaté l'état de dévastation de nos eaux. Il y a vingt ans, on pouvait voir jusqu'au fond du lac Supérieur. De nos jours, il faut être chanceux pour voir des poissons.
- Aucun représentant des Premières nations n'est membre de la CMI. On y pense toujours après coup. Nous avons des connaissances traditionnelles. Si vous teniez compte de nous, nous pourrions vous conseiller au sujet de la protection des eaux.
- S'il vous est déjà arrivé de manquer d'eau, vous savez à quel point elle est précieuse.
- Depuis 1987, vous auriez pu à trois occasions examiner l'Accord. Lorsque vous rédigez des accords, ils ont des conséquences sur les populations et vous en êtes responsables.
- Je ne veux pas vous appuyer dans cet Accord pour me rendre compte six ans plus tard que rien n'a été fait.
- Si vous ne respectez pas l'eau, elle vous le rendra. La Nature se venge si nous la maltraitons.
- La marche que j'ai entreprise constitue une pétition qui s'adresse à tous les habitants de la Terre; nous devons nous défendre et protéger nos eaux.
- L'Accord relatif à la qualité de l'eau dans les Grands Lacs (AQEGL) inspire l'Accord Canada-Ontario. L'AQEGL doit être très précis et laisser très peu d'échappatoires à la province. Il faut fixer des cibles fermes pour pouvoir mesurer les progrès accomplis.
- Nous avons peut-être l'occasion de prendre un engagement qui sera transféré dans l'Accord Canada-Ontario pour revitaliser et financer les plans d'assainissement.
- Thunder Bay veut passer à l'étape 3, mais il faudrait que la surveillance et les études d'impact sur l'environnement soient financées.
- Sans la pression exercée par l'AQEGL, il est possible que la mise en ouvre des plans d'assainissement soit retardée.
- Lorsque l'eau sera dérivée du lac Supérieur au Mississippi, quel volume d'eau proviendra des territoires autochtones? Les Autochtones seront-ils dédommagés?
- Comment serons-nous protéger contre le transport des déchets nucléaires et contre les accidents qui se produiront?
- J'ai appris qu'une collectivité américaine allait adopter un règlement pour permettre le rejet d'eaux usées brutes dans le lac. Que peut faire la Commission? (Réponse : La CMI n'a pas été informée de cette situation et elle aimerait obtenir d'autres renseignements à ce sujet. Les collectivités peuvent chercher à modifier les exigences ayant trait aux déversements accidentels, mais elles ne peuvent, selon la loi, rejeter des eaux usées brutes comme procédure normale.
- Nous devons donner un nouveau souffle aux plans d'assainissement. Nous avons élaboré des recommandations pour la partie du processus dont nous sommes responsables. Les problèmes n'ont pas changé. Il s'agit d'agir pour les régler.
- Dans la baie Nipigon, Domtar Mill a investi de l'argent dans le traitement secondaire.
- Les collectivités de Nipigon et de Red Rock ont des difficultés financières. Elles ne peuvent s'offrir une amélioration de leurs installations de traitement des eaux usées, pour les faire passer du traitement primaire au traitement secondaire. Le financement par la province de ces améliorations est une question de volonté politique.
- Les gouvernements forcent rapidement les industries à résoudre leurs problèmes de pollution; quand il s'agit des municipalités, ils ne font rien.
- Dans un rapport de janvier 1981, la CMI a dressé la liste des produits chimiques pour lesquels il fallait prendre des mesures immédiates. Que se passe-t-il lorsque nous mettons 43 produits chimiques dans un pot?
- Qui paie les scientifiques? Les deniers publics ou des entreprises comme Monsanto? (Réponse : Les salaires des scientifiques proviennent de diverses sources.)
- J'admets que la représentation des Premières nations à la CMI n'est pas de votre ressort; la Commission pourrait-elle cependant formuler une recommandation à ce sujet?
- Seule une petite partie de l'Accord vise les substances toxiques aéroportées, à savoir l'annexe 15.
- Nous nous préoccupons de plus en plus des contaminants atmosphériques.
- La CMI peut-elle aborder la question de l'utilisation du charbon et étudier les différences entre les États-Unis et le Canada à cet égard? (Réponse : Le Conseil consultatif international sur la qualité de l'air conseille la CMI à ce sujet. En plus de l'Annexe 15, la CMI peut faire rapport en vertu d'autres pouvoirs et de sa fonction d'alerte.)
- La seule date qui est mentionnée à l'Annexe 15 concerne le projet de recherche du Réseau international de mesure des dépôts atmosphériques. Il ne semble pas y avoir de mobilisation autour des dépôts atmosphériques.
- La CMI tente-t-elle de relier les résultats obtenus par son Conseil de la qualité de l'eau des Grands Lacs et par son Conseil consultatif international sur la qualité de l'air? (Réponse : Oui, tous les conseils de la CMI se réunissent entre eux.)
- Il est difficile de demander à la Chine de réduire la production d'émissions atmosphériques alors que nous polluons notre propre territoire.


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