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Montréal (Québec), le 17 octobre 2005
Principaux points présentés à la réunion publique
- Pour les gens qui résident en bordure du fleuve Saint-Laurent et des Grands Lacs, l'un des principes fondamentaux qu'il faut comprendre, c'est que quand l'intégrité de l'eau est en danger, celle des riverains eux-mêmes est en danger. Nous devons adopter une « culture de l'eau ».
- Il doit y avoir une meilleure publicité entourant les réunions publiques, car les Québécois connaissent moins bien l'Accord que les gens vivant dans le bassin des Grands Lacs.
- L'Accord relatif à la qualité de l'eau dans les Grands Lacs doit redevenir le mécanisme permettant d'intégrer les enjeux liés aux Grands Lacs et la force motrice dans la poursuite des objectifs binationaux. Au départ, l'Accord était avant-gardiste, mais il a perdu cette qualité au cours des dernières années. Une collaboration binationale accrue s'impose.
- Une approche de prévention plus dynamique est essentielle. Il faut cerner les menaces pesant sur l'intégrité chimique, physique et biologique de l'écosystème et se prémunir contre ces dangers.
- L'Accord devrait comporter des échéanciers et des dates butoirs qui serviront de balises dans l'évaluation des progrès réalisés.
- Il devrait y avoir des citoyens agissant comme observateurs lorsque l'Accord sera révisé suivant la précédente ronde d'examen de 1987.
- L'Accord devrait tenir compte véritablement de l'ensemble de l'écosystème du bassin des Grands Lacs, y compris du fleuve Saint-Laurent en son entier. Les menaces provenant de l'extérieur de l'écosystème, comme le réchauffement de la planète, devraient également être prises en considération.
- On devrait s'attaquer au problème de la prolifération d'algues, plus particulièrement dans la partie du Saint-Laurent à hauteur du lac Saint-Louis.
- Nous sommes préoccupés au sujet des facteurs qui réduisent l'alimentation en eau, comme le changement climatique. À mesure que les quantités d'eau diminuent, la concentration des contaminants augmente, en particulier dans le fleuve Saint-Laurent.
- La CMI doit consulter le public sur les enjeux relatifs aux Grands Lacs et au Saint-Laurent. Des consultations publiques sont nécessaires sur toutes les questions relatives à ces eaux.
- Les activités menées dans les secteurs riverains, comme l'abattage d'arbres, le drainage et le remblayage des terres humides, l'élevage porcin et le pompage d'eau de lacs des hautes terres dans le fleuve ont contribué à rehausser les teneurs en phosphore, en phosphates et en nitrates. Et pour la première fois, on trouve des cyanobactéries dans le Saint-Laurent.
- Des projets tels que l'agrandissement du réseau de la voie maritime et la dérivation d'eau vers le Sud-Ouest américain menacent l'intégrité du fleuve. C'est le Congrès américain qui décidera qui bénéficiera de notre eau.
- Le gouvernement fédéral doit également participer au financement du traitement de l'eau le long du Saint-Laurent. Notre infrastructure est désuète et inadéquate.
- Comment peut-on tabler sur l'Accord pour éviter les dérivations d'eau d'un cours d'eau pollué à un autre? Les dérivations doivent être prises en compte dans l'examen de l'Accord.
- Les citoyens veulent pouvoir se baigner en toute sécurité dans les eaux du Saint-Laurent et de partout dans les Grands Lacs.
- Le Traité des eaux limitrophes et l'Accord relatif à la qualité de l'eau dans les Grands Lacs doivent avoir une importance plus grande dans les affaires d'intérêt commun entre le Canada et les États-Unis, comme le montre le cas du lac Devils. Le public doit jouer un rôle plus déterminant dans ce processus.
- La revendication présentée par les éleveurs du Texas à l'encontre du Mexique relativement aux eaux des tributaires du Rio Grande montre que l'Accord de libre-échange nord-américain peut avoir préséance sur les autres pouvoirs nationaux et internationaux.
- Les organisations vouées à la protection des Grands Lacs doivent fournir davantage d'information en français. La CMI est l'une des rares organisations préoccupées de l'avenir des Grands Lacs qui fournit de l'information en français.
- L'Accord devrait suivre une approche similaire à celle de l'analyse des risques et la maîtrise des points critiques. Dans l'examen des problèmes environnementaux, esthétiques et sanitaires, on pourrait certainement cibler le cinquième (20 %) de l'ensemble de ces problèmes responsable de 80 % des impacts.


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