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Examen de l'Accord
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Commentaires d'autres participants >
Green Bay (Wisconsin), le 1er novembre 2005
Principaux points présentés à la réunion publique
- Des sanctions doivent être imposées à la Ville de Milwaukee, qui rejette constamment des eaux usées brutes dans le lac Michigan; sa dernière amende n'était que de 1 200 $. On devrait comptabiliser les coûts supplémentaires engagés pour traiter l'eau potable à cause de ces rejets.
- Il y a cinquante ans, la plage Bay à Green Bay a été interdite aux baigneurs et n'a jamais été rouverte : les fermetures de plages et la gestion des eaux pluviales urbaines de Chicago et de Milwaukee sont des problèmes majeurs que l'on doit examiner dans un nouvel Accord; quelqu'un doit agir comme maître d'oeuvre et fournir des réponses.
- Les plages bordant le lac Huron sont dégradées et leur numération d'E. coli est élevée à cause du ruissellement agricole - combien d'autres organismes pathogènes et de virus se retrouvent dans nos eaux récréatives?
- On compte plus d'un million de têtes de bétail dans les exploitations intensives d'engraissement du bétail de la région du lac Huron, qui ont été à l'origine de la tragédie de Walkerton.
- Il faut cesser l'épandage des eaux-vannes brutes (eaux usées sanitaires) et du lisier liquide sur des terres agricoles - la plupart de ces matières pénètrent dans les tuyaux de drainage (elles pourraient être traitées par des digesteurs anaérobies, comme en Europe).
- L'AQEGL révisé devrait comporter des normes de gestion des eaux usées et du fumier/lisier.
- Des milliers de nouveaux produits chimiques sont commercialisés et rejetés sans avoir été soumis à des tests de toxicité. On devrait forcer les compagnies à prouver que ces produits ne sont pas dangereux avant leur mise en marché. Il aurait fallu tirer des leçons du cas des BPC - maintenant, nous sommes aux prises avec les éthers diphényliques polybromés (EDBP).
- L'ingestion ou l'inhalation de nanosubstances potentiellement toxiques présentent une autre menace que nous devons contrer immédiatement.
- Il faut fixer un objectif de rejet nul; on ne peut permettre les déversements accrus de phosphore et de mercure sous permis gouvernemental dans nos eaux, comme ce fut le cas récemment à Green Bay.
- Les concentration de mercure chez les poissons ne cessent d'augmenter, au lieu de diminuer; le principe de rejet nul n'est pas respecté. Où sont ceux qui doivent faire appliquer les règles?
- Que fait-on pour réduire le nombre d'avis de limiter à un repas par semaine la consommation de certains poissons? Pourquoi les avis aux consommateurs de poisson ne sont-ils pas davantage publicisés?
- L'Accord doit inclure des limites pour le mercure, comme pour le phosphore.
- La résistance aux antibiotiques augmente sans cesse à cause de l'utilisation de produits pharmaceutiques/agriceutiques et de produits de soins personnels; qu'est-ce que l'Accord prévoit pour régler ce problème?
- Le site de mise en dépôt contrôlé actuel de Green Bay est une source continue de contaminants.
- L'utilisation de produits chimiques toxiques pour traiter notre eau potable nous préoccupe - ces produits menacent la santé humaine et s'accumulent dans l'organisme au fil du temps.
- Des millions de femmes américaines souffrent d'endométriose, maladie qui a été reliée, comme le cancer du sein, à la présence de produits chimiques dans l'environnement.
- L'EPA propose d'ajouter certains produits pharmaceutiques à la Resource Conservation and Recovery Act (RCRA) à titre de déchets « universels » (comme les piles et les tubes fluorescents) - qu'en pense la CMI?
- La technologie de génie génétique est perçue comme une menace pour la santé humaine; les cultures de plantes génétiquement modifiées représentent une autre menace potentielle; il faut une étude indépendante et des travaux de recherche plus fiables. On doit sensibiliser le public à ces enjeux et aux autres problèmes relatifs aux contaminants. Il y a trente ans, la pollution des Grands Lacs était évidente; maintenant, c'est une pollution sournoise, peu visible.
- Le nouvel Accord doit aborder la question de la résistance aux produits pharmaceutiques/antibiotiques.
- Il faut renforcer et prioriser les articles de l'Accord relatifs à la santé humaine.
- Les espèces envahissantes représentent un problème majeur; que fait-on pour éliminer les moules zébrées (elles infligent des entailles aux pieds des baigneurs qui marchent sur leur coquille)? Elles sont beaucoup plus nombreuses qu'il y a cinq ans.
- Le nombre de guifettes et de sternes à Green Bay est en forte baisse; ces oiseaux sont dorénavant considérés comme des espèces en voie de disparition.
- Les surfaces imperméables représentent une grande menace pour la qualité de l'eau des Grands Lacs; les nappes aquifères s'épuisent à tel point que le volume d'eau du lac Michigan risque de diminuer, et le réchauffement climatique ne fera qu'empirer les choses (les niveaux sont déjà en baisse).
- Il ne faut autoriser aucune dérivation des eaux du lac Michigan aux termes de l'Annexe de 2001, mais si cette dérivation s'avérait inévitable, elle devrait se faire sous l'égide de la CMI. Le niveau actuel du lac Michigan doit être maintenu.
- Le nouveau bureau des Grands Lacs pour le Wisconsin (Office of the Great Lakes) préconise l'inclusion des contaminants atmosphériques dans l'examen de l'Accord.
- La CMI devrait coordonner l'établissement de normes uniformes entre les États et les provinces relativement aux données servant à l'inventaire des émissions.
- Il faut financer et faire appliquer toutes les annexes de l'Accord.
- Le plan d'assainissement du lac White ne dispose d'aucun financement pour procéder aux travaux de nettoyage; c'en est assez des études, il faut agir maintenant - l'assainissement de la rivière Fox, contaminée par les BPC, a traîné en longueur pendant 22 ans, les études succédant aux études mais sans mesures concrètes.
- L'AQEGL actuel est bien, mais ce n'est pas encore suffisant; il faut l'actualiser.
- Les deux gouvernements doivent respecter l'esprit de l'Accord, mais les deux font du sur place.
- La CMI doit être plus proactive en regard des nouveaux problèmes auxquels les Grands Lacs sont confrontés.
- Nous devons conclure un Accord révisé beaucoup plus musclé, qui s'attaque véritablement à tous les problèmes soulevés ce soir.
- C'est très frustrant; on nous demande constamment notre opinion sur ces questions, mais on ne nous donne jamais de réponses.
- La CMI aurait dû tenir plus de réunions au sujet de l'examen de l'AQEGL dans le bassin du lac Michigan.


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