Commission mixte internationale
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Examen de l'Accord
 

Detroit (Michigan), le 2 novembre 2005

Principaux points présentés à la réunion publique

  • J'aimerais remercier la Commission mixte internationale (CMI) pour ses efforts intenses déployés en vue d'organiser ces réunions publiques et de s'assurer que les citoyens et les groupes ont amplement l'occasion de participer à l'examen de l'Accord relatif à la qualité de l'eau dans les Grands Lacs.

  • L'Accord révisé peut devenir un modèle de développement durable, une politique régionale de gestion de l'eau dont on peut s'inspirer pour gérer tous les éléments relatifs au bassin. L'Accord actuel a favorisé l'établissement de liens de coopération entre nos deux pays et l'élaboration d'objectifs communs. La révision éventuelle de l'Accord représente une excellente occasion de souligner la nécessité de vivre dans un écosystème sain, de mettre l'accent sur l'ensemble de l'écosystème en accordant une attention égale à tous les éléments, et d'assurer la durabilité de l'économie, de l'environnement et des écosystèmes lacustres. Les gouvernements devraient réviser l'Accord de manière qu'il préconise une approche régionale à la gestion de l'eau qui soit axée sur le développement durable, le développement économique et la protection de l'environnement.

  • L'industrie doit apporter sa contribution constante et active au processus d'examen de l'Accord, parce que la viabilité de la région des Grands Lacs suppose l'inclusion de collectivités où il fait bon de travailler, de vivre et de s'instruire.

  • La CMI a joué et peut encore jouer un rôle capital en soulignant l'importance de l'Accord et des Grands Lacs proprement dits.

  • Depuis la réunion de la CMI à Indianapolis en 1983, nous avons saisi toute l'importance de l'Accord pour la restauration des Grands Lacs et le rôle qu'a joué la Commission par la passé dans les initiatives liées aux Grands Lacs. Le rôle de la CMI s'est affaibli au cours des dernières années, tout comme le respect qu'elle inspire dans la région.

  • Les rapports des conseils consultatifs sur les Grands Lacs produits dans les années 1970, 1980 et au début de 1990 étaient les documents les plus approfondis et professionnels préparés dans les deux pays. On ne fait plus de ces rapports, et c'est bien dommage.

  • Les rencontres biennales organisées à cette époque attiraient des centaines de gens, et les enjeux relatifs aux Grands Lacs étaient à l'avant-scène des préoccupations du public.

  • Que cet affaiblissement du rôle et des travaux de la CMI soit imputable au Protocole de 1987 à l'Accord ou au fait que les médias et les parties prenantes se sont intéressés à d'autres dossiers, il est impératif de considérer les réalisations antérieures de la Commission en raison de son rôle déterminant à titre d'acteur clé du processus de l'Accord. Pendant l'examen de l'Accord, on devrait poser un oeil critique sur le rôle actuel de la CMI et l'érosion de son influence.

  • Il faut revigorer le rôle de la CMI en tant que forum de dialogue, de coopération et d'éducation à l'échelle binationale, dépositaire honnête de données reflétant la stricte réalité des Grands Lacs et facilitateur dans l'élaboration de solutions éventuelles aux problèmes qui touchent les lacs en contribuant par sa crédibilité, des données scientifiques rigoureuses et des recommandations de nature stratégique.

  • La CMI favorise la reddition de comptes dans la région des Grands Lacs par ses rapports, ses énoncés et ses avis, et nous permet de demander des comptes aux gouvernements concernant leurs actions en vue de remplir les engagements qu'ils ont pris.

  • La CMI ne peut pas s'acquitter de ses mandats sans une présence bien ancrée dans la région, avec un financement suffisant et des ressources humaines appropriées au Bureau régional des Grands Lacs.

  • En tant que résidant de Gary, en Indiana, depuis plus de trente ans, je suis d'accord avec les commentaires du dernier intervenant quant à la participation plus timide du public dans les travaux de la CMI portant sur l'Accord au cours des dix dernières années, et quant à la nécessité de multiplier les occasions de faire participer la population aux travaux de la CMI et à l'examen de l'Accord.

  • L'Accord est censé être révisé tous les six ans, mais presque dix-huit ans se sont écoulés depuis le dernier examen.

  • La CMI doit reporter son attention sur la participation du public dans le cadre de ses conférences et d'autres efforts d'éducation parce que personne d'autre ne peut le faire, et qu'il s'agit d'une mesure essentielle pour aider le public à comprendre les efforts binationaux axés sur la protection des Grands Lacs.

  • L'Accord est un document clé qui contribue à faire avancer la politique environnementale dans nos deux pays; nous devons envisager un rôle très proactif pour la CMI afin de veiller à ce que l'Accord puisse redevenir le document phare qu'il a déjà été.

  • Les buts de zéro rejet et d'élimination virtuelle visés par l'Accord sont des objectifs très louables, mais on ne réussit pas encore à protéger les citoyens de la contamination par de nouveaux produits chimiques préoccupants.

  • L'Accord est à un point crucial de son histoire; en effet, le gouvernement des États-Unis a régressé considérablement en annonçant sa décision récente de réduire considérablement le financement de l'initiative binationale relative aux Grands Lacs.

  • Il faut trouver des solutions plus claires et directes au problème des sédiments contaminés. Les espèces envahissantes soulèvent aussi de vives inquiétudes.

  • L'Accord devrait continuer à mettre l'accent sur la santé humaine et celle des écosystèmes et ne pas trop élargir son mandat au point d'inclure le développement économique, soutenu par de nombreux autres programmes.

  • L'Accord est un outil très efficace de coopération binationale entre les deux pays, et aussi entre les gouvernements du Michigan et de l'Ontario.

  • L'examen de l'Accord doit tenir compte des autres initiatives en cours dans l'ensemble de la région et éviter les dédoublements.

  • L'Accord doit reconnaître la dynamique de l'écosystème lacustre comme étant davantage qu'une simple entité chimique ou biologique, et mettre l'accent sur les utilisations de l'eau comme priorité absolue.

  • Les intérêts industriels et commerciaux doivent être intégrés à l'examen pour que l'Accord s'appuie sur les meilleures pratiques de gestion pouvant servir à l'atteinte des buts visés.

  • Il est impérieux que l'examen de l'Accord englobe le problème des espèces envahissantes; le nouvel Accord révisé devrait adopter un ton beaucoup plus ferme pour traiter de la question. Les espèces envahissantes ont des effets extrêmement néfastes sur le lac Sainte-Claire. L'Accord devrait fixer des normes communes comportant les meilleures pratiques de gestion pour lutter contre les espèces exotiques actuelles et prévenir l'introduction future d'autres espèces, de même qu'un échéancier pour l'établissement et l'application de ces normes. Nous avons eu suffisamment de rapports de consultation sur le sujet; il faut maintenant passer à l'action.

  • L'Accord devrait adopter une perspective multipartite et non seulement bilatérale. Il devrait notamment encadrer la responsabilité des décisions liées à la gestion de l'utilisation du territoire, qui relève de la compétence des administrations municipales. Huit des utilisations dégradées du secteur préoccupant de la rivière Clinton le sont imputables en très grande partie aux mesures prises par les administrations locales. L'équipe des plans d'assainissement (PA) et les comités consultatifs publics comptent des représentants des administrations municipales.

  • L'examen de l'Accord devrait envisager le renforcement du rôle des comités consultatifs publics et des administrations municipales dans le cadre des PA afin d'assurer une plus grande imputabilité en regard de la planification de l'utilisation du territoire et de la protection des Grands Lacs.

  • Il faut mieux protéger les Grands Lacs de la pollution par le mercure causée par les centrales thermiques alimentées au charbon.

  • Nous devons empêcher toute dérivation d'eau des Grands Lacs.

  • On doit rétablir l'intégrité des Grands Lacs et protéger la salubrité de l'eau destinée à la consommation humaine de la pollution provenant des lieux contaminés visés par le programme Superfund et des autres sources de pollution importante pour les lacs.

  • Le Michigan compte à lui seul environ deux cents fermes industrielles qui sont à l'origine d'une dégradation majeure de la qualité de l'eau des Grands Lacs. L'USEPA a désigné l'agriculture comme étant la source principale de dégradation de l'environnement, 70 pour cent de la pollution étant attribuable aux grandes fermes industrielles d'élevage. Ces exploitations génèrent collectivement plus de pollution dans l'écosystème des Grands Lacs que les contaminants des eaux pluviales et les contaminants atmosphériques et terrestres combinés. Ces fermes devraient être démantelées éventuellement; mais entre-temps, elles doivent se soumettre aux mêmes restrictions en matière de pollution que celles des municipalités.

  • La majorité des cultures céréalières produites aux États-Unis servent à nourrir le bétail, et sont toutes traitées par épandage de pesticides et d'autres produits chimiques. Nous devons encourager le recours à d'autres pratiques agricoles.

 

 

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