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Examen de l'Accord
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Commentaires d'autres participants >
Bay City (Michigan), le 1er novembre 2005
Principaux points présentés à la réunion publique
- On ne connaît pas encore exactement l'apport de l'agriculture dans la réduction des sources de pollution diffuse. Le recours à des pratiques exemplaires, les cultures sans travail du sol, etc., sont désormais monnaie courante. Si le phosphore n'est pas associé à l'agriculture, comme nous le savons maintenant, il faut en déterminer la provenance. Une réglementation plus stricte des activités agricoles ne produirait aucun gain net au chapitre de la réduction des apports de substances chimiques et de phosphore dans les lacs.
- L'Accord s'est soldé par un échec. Les gouvernements du Canada et des États-Unis n'ont pas de quoi pavoiser si l'on compare les résultats concrets avec les buts de l'Accord.
- La rivière Saginaw est confrontée à quatre problèmes : 1) perte de milieux humides, 2) traitement partiel des eaux d'égout, 3) nouveaux sites de rejet de dioxines et de contamination, 4) manque de sites pour stocker les sédiments contaminés et les déblais de dragage.
- La CMI doit être un moteur du changement, pas un organisme dépourvu de pouvoirs réels.
- Il faut assurer le financement des PA.
- On mise sur la dilution pour résoudre le problème, alors qu'il faudrait privilégier le rejet zéro.
- Il faut tenir compte des nouveaux produits chimiques et du mélange de substances dans une « soupe chimique », comme la CMI l'appelle dans son onzième rapport biennal. Le lixiviat des décharges, les polybromodiphényléthers (PBDE), le téflon des casseroles à revêtement antiadhésif, les téléphones cellulaires, les ordinateurs et les déchets ménagers empoisonnent notre eau.
- L'Accord doit définir clairement les étapes et les responsabilités, indiquer qui est responsable de l'application de chaque section/article de l'Accord.
- L'Accord est un outil d'éducation efficace, mais hélas, il reste tant de choses à faire; il y a encore des secteurs préoccupants, et on observe toujours des effets nocifs sur les poissons.
- En ce qui a trait à l'annexe 2 (plans d'assainissement et plans d'aménagement panlacustre), il faut préciser et renforcer les rôles et les responsabilités. L'Accord doit servir de plan d'action et préciser les rôles de chacun et les interactions entre les intervenants. Le secteur de Bay City a investi trois milliards de dollars dans l'infrastructure et le traitement des eaux usées, mais est-ce efficace? Il faut définir clairement les rôles et les responsabilités de chacun si nous voulons en avoir pour notre argent.
- Pour ce qui est de l'annexe 3 (contrôle des nutriments et charge de nutriments), nous avons un argument de poids qui explique pourquoi l'agriculture n'est pas la source de pollution diffuse. Les marges de profit des agriculteurs sont si minces que ceux-ci doivent savoir la proportion de chaque sac d'engrais à 40 $ qui est perdue par ruissellement; ils s'organisent donc pour réduire leurs pertes au minimum. L'Accord doit comprendre des plans de gestion des eaux pluviales. En outre, il faut mener des études plus poussées pour bien recenser les sources de pollution.
- Les annexes 4, 5 et 6 devraient être regroupées afin d'assurer une perspective mieux coordonnée.
- Le problème des espèces aquatiques exotiques envahissantes n'est mentionné que dans l'annexe 17 - il faudrait lui consacrer une annexe distincte. Il faut fixer des valeurs seuils pour les navires délestés.
- En ce qui concerne le dragage, il faut davantage de flexibilité dans notre façon d'utiliser les sédiments dragués, et les réutiliser à des fins bénéfiques.
- La réduction des volumes d'eau nuit à la qualité de l'eau. On devrait examiner l'étude des propriétaires fonciers de la baie Georgienne sur la rivière Sainte-Claire et appliquer les solutions maintenant puisqu'il serait relativement facile de rehausser le niveau des lacs.
- Les aquifères, les eaux souterraines et les affluents doivent être pris en compte dans l'Accord.
- Le secteur est confronté à quatre problèmes, notamment à des numérations élevées d'E. coli. Il y a un manque d'uniformité dans la réglementation sanitaire au Michigan. L'agriculture industrielle est un enjeu nouveau, qui est apparu au cours du dernier examen de l'Accord. Ce type d'utilisation des terres menace l'intégrité des ressources hydriques. Il génère plus de déchets qu'une petite ville, mais les agriculteurs ne sont pas tenus de traiter ces eaux contaminées, contrairement aux villes. Il faut inclure des plans de gestion des bassins versants pour répertorier toutes les sources de pollution diffuse, comme l'ont été les SP. Les concentrations de pesticides et les nutriments en excès devraient faire l'objet d'une surveillance plus étroite.
- L'Accord a été efficace comme outil de sensibilisation. La qualité de l'eau s'est améliorée dans bien des secteurs, mais pas ici.
- Il faut examiner les utilisations des terres - c'est le principal facteur qui régit la qualité des eaux.
- On n'améliorera pas vraiment la qualité de l'eau simplement repoussant les boues plus loin dans les lacs, mais cela peut réduire la turbidité.
- La durabilité est le but ultime. Les conditions économiques, environnementales et sociales doivent guider toute mesure mise en oeuvre. Nous ne pouvons continuer à gérer séparément ces aspects.
- Le processus de radiation de secteurs de la liste des SP ne doit pas mener au déplacement des buts et des cibles. Il a fallu un siècle et demi pour dégrader les Grands Lacs; il faudra du temps pour les remettre en état, peut-être plus que 150 ans, mais le fait qu'il s'agit d'une longue lutte ne doit pas nous inciter à ralentir le pas.
- On doit en apprendre beaucoup plus sur la relation qui existe entre les utilisations des terres et les activités.


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