La Commission mixte internationale prolonge la période de commentaires visant la demande formulée par la Canadian Columbia River Inter-Tribal Fishery Commission concernant le barrage Grand Coulee
Le 15 août 2005
Aujourd'hui, la Commission mixte internationale (CMI) a prolongé jusqu'au 31 octobre le délai pour soumettre des commentaires sur la demande formulée par la Canadian Columbia River Inter-Tribal Fishery Commission concernant le barrage Grand Coulee.
Le 25 avril 2003, la Canadian Columbia River Inter-Tribal
Fishery Commission (CCRIFC) a demandé à la Commission mixte internationale
(CMI) d'établir toutes autres ordonnances qui pourraient être nécessaires
afin d'exiger que le demandeur de l'ordonnance d'approbation délivrée
par la CMI en 1941 à l'égard du barrage et du réservoir de Grand Coulee,
en l'occurrence le gouvernement des États-Unis, prenne des dispositions
convenables et suffisantes pour protéger les intérêts des Autochtones
au Canada dont les activités de pêches auraient été atteintes par l'aménagement
et l'exploitation du barrage et du réservoir et qu'il paie une indemnité
pour les dommages causés.
L'ordonnance d'approbation de la CMI et toute la correspondance
sur ce dossier ont été publiées sur le site Web de la CMI (voir www.ijc.org/conseil_board/columbia/en/columbia_home_accueil.htm
[en anglais seulement] pour l'ordonnance et www.ijc.org/rel/boards/ccrifc/request_ccrifc-f.htm
pour la correspondance).
Après avoir reçu confirmation du gouvernement du Canada,
le 3 juin 2004, que la CCRIFC peut représenter les Premières
nations dans ce dossier, et après avoir demander des renseignements
supplémentaires au Conseil international de contrôle du fleuve Columbia,
la CMI a écrit à la CCRIFC le 28 février 2005 pour lui demander
de préciser, dans les soixante jours, si elle prétend que les dommages
occasionnés aux activités de pêche des Premières nations pour lesquels
il est demandé réparation ont été causés par la hausse des niveaux naturels
du fleuve Columbia à la hauteur de la frontière et plus au nord ou s'ils
ont été causés par l'aménagement, l'entretien ou l'exploitation du barrage
de Grand Coulee, ou par un ou plusieurs autres facteurs.
Dans sa lettre, la CMI a aussi indiqué que dans le cas
où la CCRIFC ne prétendrait pas que tous les dommages aient été occasionnés
par la hausse des niveaux naturels du fleuve Columbia à la hauteur de
la frontière et plus au nord, elle devrait fournir les arguments, portant,
entre autres, sur les dispositions des conditions 1 et 2 de l'ordonnance
d'approbation délivrée par la CMI en 1941 et sur l'avant-dernier paragraphe
de l'article VIII du Traité des eaux limitrophes, qui fonde ces conditions,
pour expliquer en quoi la CMI a la compétence de décerner la réparation
qu'elle demande.
Après avoir demandé et obtenu une prolongation de sept
jours du délai accordé pour répondre, la CCRIFC s'est exécutée le 5 mai 2005 (en anglais seulement).
La Commission mixte internationale invite les intéressés
à communiquer toutes observations qu'ils pourraient avoir sur le dossier.
La Commission doit recevoir les commentaires au plus tard le 31 octobre 2005, à l'une des adresses suivantes :
Secrétaire, Section canadienne, 234, av. Laurier
Ouest, 22e étage, Ottawa (Ontario) K1P 6K6; télécopieur :
(613) 993-5583; ou courriel : commission@ottawa.ijc.org.
Secrétaire, Section américaine, 1250 23rd Street, NW,
Suite 100, Washington, D.C. 20440; télécopieur : (202) 467-0746;
ou courriel : commission@washington.ijc.ca.
Pour renseignements, visiter le site www.ijc.org
ou téléphoner au (613) 995-2984 ou au (202) 736-9000.
La Commission mixte internationale prévient et résout
les différends entre les États-Unis d'Amérique et le Canada en application
du Traité des eaux limitrophes de 1909 et veille au bien commun
de ces pays à titre de conseiller indépendant et objectif des deux gouvernements.